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La résolution de la crise économique passe par la réactivation de la Haute Instance de Planification

L’ancien député de l’ANC et membre de l’Alliance démocratique, l’économiste Moncef Cheikh Rouhou appelle à la réactivation de la Haute Instance de Planification.

L’appel de l’économiste est à mettre en rapport avec la dégradation de la situation économique qui pèche par l’inexistence d’un mode d’organisation. « Nous avons les compétences nécessaires pour relever les défis confrontés, mais les gouvernements qui se sont succédé au pouvoir depuis la révolution, se sont répartis des sièges autour de la même table sans proposer un programme qui permettrait de relier le travail de ces sièges », a-t-il affirmé  dans  une interview accordée à Africanmanager.

Un constat qui nécessite la réactivation de cet organisme lequel aura vocation à  donner à la Tunisie une visibilité par rapport à ce qu’on veut faire durant les prochaines années.

« Nous n’avons pas une vision claire par rapport à notre futur, et ce, malgré les efforts déployés par l’équipe ministérielle d’Habib Essid. Mais,  en se livrant à cet exercice, on s’efforce de revoir les nouvelles opportunités qui s’offrent à la Tunisie tout en choisissant les partenaires avec lesquels  on voudrait  coopérer», a expliqué Moncef Cheikh Rouhou,  soulignant qu’ils ne doivent être ceux choisis auparavant vu que leurs économies sont en train de couler.

Autre objectif,  celui lié à l’ajout des calculs en termes d’orientations futuristes sans oublier  la gestion du financement de la dette dont le taux d’augmentation est faramineux.

Pour quelle valeur ajoutée ? Pour lui, la Haute Instance de Planification aura pour vocation  d’aller voir les projets par secteur, à commencer par ceux étatiques. «  L’économie doit être tirée par des entreprises publiques surtout que le secteur privé est tétanisé », a-t-il dit assurant qu’ « on sera capable de bien déterminer les investissements à réaliser, une fois notre budget élaboré avec une projection sur le long terme ».

Ladite instance aura en outre pour mission d’effectuer l’analyse sectorielle. D’ailleurs,  son travail consiste à élaborer le business plan pour savoir où la Tunisie en train d’aller, selon Cheikh Rouhou estimant qu’ « l’on sera dès lors capable de calculer la rentabilité d’un dinar investi dans le pays étant donné que cet organisme se trouverait dans  l’obligation de calculer la rentabilité financière et économique des projets et surtout la rentabilité sociale ».

 Aucun programme ne doit pas se faire, s’il ne génère pas des retombées prévisibles quantifiables

Cette vision est d’ordre technique, mais l’instauration de la démocratie exige aussi la réactivation d’autres organismes, à savoir le Conseil économique et social comme c’est le cas dans d’autres pays à l’instar de l’Algérie, le Maroc et la France, a encore souligné l’économiste.

D’après lui, cet organisme consultatif composé de différents corps de métiers, doit se charger de mener des débats autour des propositions avancées  par la Haute Instance de Planification. C’est logique,  car nous manquons encore de ce genre de dialogue fructueux.

Une grande responsabilité incombe au gouvernement qui devrait exécuter les décisions prises auparavant, mais aussi s’engager  vis-à-vis des Tunisiens sur des résultats financiers, économiques et sociaux. « Car, aucun programme ne doit pas se faire, s’il ne génère pas des retombées prévisibles quantifiables »,  a conclu Moncef Cheikh Rouhou.

Il est à rappeler que le chef du gouvernement, Habib Essid, se prépare à annoncer, après-demain vendredi, le « programme national des grandes réformes ».

D’après notre confrère  Assabahnews, ce  programme définit les axes autour desquels s’articulera le processus des réformes. Il s’agit notamment de l’amélioration du financement de l’économie, du renforcement des équilibres financiers par la mise en place d’un programme de promotion de l’action douanière et la lutte contre l’évasion fiscale, de l’instauration d’une législation unique pour l’imposition, de la recherche d’un nouveau dispositif pour la subvention des carburants sans oublier l’établissement d’un indicateur pour le développement régional.

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1 COMMENTAIRE

  1. Il est nécessaire de revoir les salaires des cadres afin d’attirer les meilleurs compétences dans l’administration….

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