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Tunisie-Prêt du FMI: C’est pratiquement dans la poche, mais à quel prix ?

C’est sans doute la dernière ligne droite pour l’accord aux termes duquel le Fonds monétaire international, au titre de son mécanisme élargi de crédit, accordera à la Tunisie un prêt d’environ 2,5 milliards de dollars, à l’appui de son programme de réformes économiques. Au terme de deux semaines d’entretiens « productifs », une mission du FMI dirigée par Amine Mati a déblayé la voie  vers cette issue, sans se dispenser de mettre l’accent sur «  les priorités en matière de politiques en vue d’accélérer la croissance économique et le rôle que le FMI peut jouer à l’appui de la reprise de l’économie tunisienne ».

Précisant que cette mission a été conduite à la demande des autorités tunisiennes, l’institution de Bretton Woods insiste que « face à plusieurs obstacles importants, il est crucial de poursuivre les réformes économiques ». C’est que la  croissance économique est freinée par l’attentisme des investisseurs et l’incertitude régionale, le chômage est élevé et le déficit du compte courant reste considérable. Et il est  important de « promouvoir le développement du secteur privé et de moderniser le secteur public. Des financements additionnels seront nécessaires pour reconstituer les marges de manœuvre, tout en corrigeant les inefficiences structurelles qui réduisent la capacité de création d’emplois et le potentiel futur de la croissance », a souligné Amine Mati.

Au demeurant, l’équipe du Fonds déclare soutenir le programme exhaustif de réformes économiques du gouvernement, énoncé dans sa vision économique, qui serait exposée en détail dans son prochain plan de développement quinquennal. Ce programme met l’accent à juste titre sur l’accélération de la croissance économique, la création de plus d’emplois et l’augmentation du niveau de vie de tous les Tunisiens. Globalement, le programme contribuera une croissance inclusive et une réduction des disparités régionales. Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement s’est engagé à continuer de mener des politiques macroéconomiques prudentes et d’accélérer la mise en œuvre de son programme ambitieux de réformes structurelles. La mission a examiné ses observations concernant le programme de réformes économiques avec les autorités tunisiennes.

Ce qu’il faudra retenir in fine de cette mission c’est que « les négociations relatives à un nouvel accord avec le FMI pour appuyer le programme de réformes économiques du gouvernement sont à un stade avancé », à charge pour  l’équipe du FMI de  poursuivre ses discussions avec les autorités tandis que ces dernières finalisent leurs priorités en matière de réformes et peaufinent leurs projets relatifs à l’exécution du budget et les besoins de financement pour cette année ». Dans les semaines prochaines, l’équipe a l’intention de finaliser les détails de l’accord au titre du mécanisme élargi de crédit à l’appui du programme économique de la Tunisie », conclut Amine Mati.

En attendant le 22 avril !

C’est à cette date que le  conseil d’administration du FMI sur la validation du prêt à l’appui du futur plan s’étalera lui sur quatre ans, à la demande du gouvernement tunisien, un prêt qui relève du  Mécanisme élargi de crédit, destiné aux « pays qui sont aux prises avec de graves problèmes de balance des paiements à moyen terme en raison de faiblesses structurelles qui tarderont à être corrigées ».

La durée de 4 ans pour ce prêt n’est pas usuelle. C’est une durée maximale, prévue notamment pour les pays avec « un besoin de balance des paiements dépassant une période de trois ans, d’un ajustement prolongé pour rétablir la stabilité macroéconomique, et de la présence de garanties suffisantes sur la capacité et la volonté du pays membre de mettre en œuvre des réformes structurelles profondes et soutenues », précise le site du FMI.

On ignore l’exacte montant du taux d’intérêt convenu, mais il devrait se situer aux alentours de 3,6%, moyennant l’engagement de la Tunisie à mener des politiques destinées à surmonter des problèmes économiques et structurels », selon le FMI.

Plus précisément, le nouveau représentant du Fonds en Tunisie, Robert Blotevogel, avait déclaré  voici une dizaine de jours  que le gouvernement devra modifier sa politique budgétaire pour relancer l’économie, relevant que la fonction publique constitue « un fardeau lourd pour les dépenses de l’Etat » et « un défi très important pour l’économie tunisienne ». Plus important encore, la Tunisie doit  revoir son modèle de développement pour « bâtir une croissance inclusive.

Tout un programme !

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1 COMMENTAIRE

  1. En s’adressant à la banque BRICS de Shanghai, on obtiendrait plus et à de meilleurs conditions surtout en faisant prévaloir un programme de développement durable tel que le déploiement de 2,5 GW c PV solaire sur les toits d’1 million de foyer en partant de nos frontières et ce selon 1 programme idoine sur trois ans, pour les zones défavorisées et fortement ensoleillées et en renonçant à la centrale au fossile de la Mornaguia par exemple ? En outre on réduirait notre déficit énergétique de 1 M² de tep environ, aussi bien que nos émission de GES d’autant! En outre on réduirait nos pertes sur distribution et transport d’électricité de moitié tout en créant au moins 17 000 postes d’emplois verts dans le domaine des énergie renouvelables…

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