Pour la première fois, le président sud-africain, Jacob Zuma fait face à une motion de censure votée à bulletin secret. Il semble toutefois peu probable qu’elle soit adoptée.
L’opposition, qui a déposé cette motion, espère rallier des députés du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC) – où les critiques contre Jacob Zuma ne cessent de croître – pour recueillir la majorité absolue des voix des députés, soit 201 voix sur 400, et faire tomber le chef de l’État et son gouvernement.
Il semble toutefois peu probable que la motion de défiance soit adoptée. Parce que tous ceux qui ont critiqué le président Zuma ne vont pas nécessairement voter contre. C’est ce qu’a expliqué Jackson Mthembu, patron du groupe parlementaire ANC. Lui était un fervent critique du président Zuma, il le considère comme corrompu mais il veut s’en débarrasser au sein même des structures de l’ANC. Pour lui, on ne peut pas ‘utiliser les généraux de l’armée ennemie’ pour faire tomber son propre chef. »
L’ANC, qui détient une confortable majorité de 249 sièges au parlement, a assuré le 7 août qu’il n’avait « aucun doute sur l’échec de cette motion, comme ce fut le cas pour beaucoup d’autres dans le passé ». Le président Zuma, 75 ans et au pouvoir depuis 2009, a déjà survécu à trois motions de défiance, votées, elles, sans bulletins secrets.








