L’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan ont une nouvelle fois repoussé, à fin février, la conclusion d’un accord sur un immense barrage controversé sur le Nil bleu, mais Donald Trump a exprimé vendredi son « optimisme » après des avancées décisives lors des négociations organisées à Washington.
Réunis depuis mardi dans la capitale américaine, avec des représentants du Trésor américain et de la Banque mondiale, les ministres des Affaires étrangères et de l’Eau des trois pays « ont conclu un accord » préliminaire sur plusieurs points-clés, selon un communiqué commun.
Parmi ces compromis figure le calendrier du remplissage du réservoir de la future digue éthiopienne, appelée à devenir le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique.
Ils se sont aussi entendus sur des « mécanismes » pour « atténuer » les effets du remplissage du réservoir de 74 milliards de m3 d’eau puis de l’exploitation du Grand barrage éthiopien de la renaissance (Gerd) pendant les « périodes de sécheresse ». Aucun détail sur ces décisions n’a toutefois été rendu public.
« Les ministres ont demandé aux équipes techniques et juridiques de préparer l’accord définitif », qui inclura les compromis déjà conclus, pour « une signature par les trois pays d’ici fin février », ont-ils affirmé dans le communiqué après quatre journées de négociations — deux de plus qu’initialement prévu.
Ils doivent d’ici là encore mettre au point un mécanisme pour gérer l’exploitation du barrage « dans de conditions hydrologiques normales », ainsi qu’un « mécanisme de coordination » et un dispositif « de résolution des différends ».








