Manifestement, le processus de la vaccination anti-Covid n’a pas été un long fleuve tranquille, ayant été jalonné d’une succession de péripéties en amont et en chemin. C’est que l’opération, dans sa totalité, était mal partie, en raison certes de l’insuffisance des moyens disponibles, mais plus encore en l’absence d’une vision, pour une large part d’essence politique. Et il a fallu des décisions fortes et l’intervention de l’Armée pour rattraper les contretemps et parfois remédier à la désinvolture remarquée çà et là à plus d’un niveau.
Le fait est qu’au jour d’aujourd’hui, et malgré tous les efforts consentis, plus de 25% de la population mondiale est vaccinée, alors que la Tunisie avec 14.9% reste loin de ce taux. Afin d’accélérer le processus de vaccination, la Tunisie a organisé deux campagnes le 8 et le 15 août respectivement. Quant à la troisième campagne elle est programmée pour le 29 août prochain.
La course contre la montre continue pour éviter une autre vague dont la probabilité de survenance est de plus en plus évoquée de maintes sources. Pour ce faire, l’Etat a autorisé les officines à prêter main forte aux hôpitaux publics en contribuant au programme de vaccination en Tunisie à partir du 16 août.
Faible demande
Le nombre de personnes vaccinées contre le virus depuis le début de la campagne de vaccination dans les pharmacies privées a atteint plus de 15 000 personnes, selon le président du Conseil national de l’Autorité des pharmaciens, Ali Bassila.
La faible demande de vaccinations dans les pharmacies privées est due principalement à l’absence d’information d’une partie importante des citoyens concernant le lancement des vaccinations dans les pharmacies privées, malgré les nouvelles circulant dans les médias, toujours selon Bassila.
Il faut dire que la campagne de vaccination en officine a également été quelque part affectée par le pic des vacances d’été, notamment au mois d’août, qu’il s’agisse de la commodité des pharmaciens ou des effectifs employés dans les pharmacies privées.
« Sur 2300 pharmacies de jour et de nuit réparties sur l’ensemble du pays, près de 600 officines ont adhéré à cette campagne et seulement 500 assurent actuellement la vaccination en attendant l’approvisionnement du reste des pharmacies inscrites en vaccins », explique Bassila.
Des problèmes techniques
Ce qui ralentit un peu le processus c’est que certains problèmes techniques empêchent parfois quelques pharmaciens de s’inscrire sur la plateforme nationale de vaccination evax.tn, a-t-il indiqué, faisant remarquer que les équipes techniques font de leur mieux pour les résoudre instantanément.
Il a précisé que certains pharmaciens n’avaient pas participé à la campagne parce que leurs noms n’apparaissaient pas dans la liste des pharmaciens enregistrés dans le système « EVAX ».
Il est estimé, cependant, que le taux de vaccination dans les pharmacies augmentera au cours du mois de septembre grâce à l’adhésion de nombreux citoyens à cette initiative et aussi à la proximité et la confiance mutuelle entre les deux parties.
Il est à rappeler que le ministère de la Santé, le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens, la Chambre Nationale des Grossistes- Répartiteurs et le Syndicat Tunisien des Propriétaires de pharmacies privées, avaient signé un accord le 2 août dernier pour impliquer les propriétaires de pharmacies privées dans la campagne nationale de vaccination.









la vaccination marche bien avec les médecins des villes et villages qui connaissent bien leurs patients , ils peuvent se rendre chez leurs patients qui ne peuvent se déplacer et surtout ils peuvent les convaincre normalement le citoyen a confiance à son médecin généraliste qui le consulte toujours avant de passer à un spécialiste .