AccueilLa UNEMondher Ben Ayed se lance dans l’agriculture

Mondher Ben Ayed se lance dans l’agriculture

Wafra Agricole, projet tuniso-italien dévoilé au cours du dernier forum économique mixte, est une coentreprise née d’une rencontre. Celle de l’Italienne Irene Bonassisa, à la tête du groupe Bonassisa, et du Tunisien Mondher Ben Ayed, fondateur du groupe technologique TMI. Le projet porte une conviction commune. On crée de la valeur par l’innovation et par la coopération entre les deux rives de la Méditerranée.

–          De l’énergie à l’agriculture, l’itinéraire d’un groupe italien

Le groupe Bonassisa a été fondé dans les Pouilles, par le père d’Irene. À l’origine, il évoluait dans le secteur pétrolier et gazier. Il travaillait avec Eni, Snam et Saipem, des noms qui pèsent dans l’énergie italienne. Puis est venue la transition générationnelle. L’entreprise a alors choisi une autre voie, celle de l’internationalisation, et s’est tournée vers l’Afrique.

Irene Bonassisa a jeté son dévolu sur la Tunisie il y a une dizaine d’années. Elle y voyait la porte d’entrée du continent. C’est au cours de cette aventure tunisienne qu’elle a croisé la route de Mondher Ben Ayed. Ingénieur de formation, ce dernier a pris une décision pendant la crise du Covid. Il a voulu transposer à l’agroalimentaire la logique de chaîne de valeur qu’il avait apprise dans l’informatique. Deux trajectoires, l’une venue de l’énergie, l’autre du numérique, qui convergent vers la terre.

–          Une ferme pilote à Béja

Fondée il y a tout juste un an, Wafra Agricole n’en est plus aux intentions. Elle a déjà lancé une ferme de 200 hectares dans la région de Béja, au nord-ouest de la Tunisie. C’est là que se déploient ses méthodes.

Les techniques retenues misent sur la durabilité. L’irrigation solaire est pilotée par informatique. La consommation d’eau est réduite. Les engrais utilisés sont naturels. Des experts internationaux sont associés au projet. L’ensemble dessine une agriculture de précision, économe en ressources, qui tranche avec les pratiques conventionnelles.

–          L’humain avant la technique

La technologie n’est pourtant pas le seul moteur. Le projet place l’humain au centre. L’autonomisation des femmes et des jeunes en constitue un pilier. Des programmes de formation ont été montés, en collaboration avec des entreprises italiennes.

L’objectif est clair. Il s’agit de former de jeunes techniciens locaux. Et de leur donner les moyens d’investir dans leur propre pays. La formation devient ici un outil d’ancrage, une réponse concrète à la tentation du départ.

–          Un projet adossé à deux cadres internationaux

Wafra Agricole ne flotte pas dans le vide. Elle s’inscrit dans le Plan Mattei pour l’Afrique, qui encourage les synergies concrètes entre entreprises italiennes et partenaires africains. Elle se rattache aussi à l’Agenda 2030 pour le développement durable.

Mondher Ben Ayed résume l’ambition en une formule. Il s’agit de bâtir, dit-il, un modèle industriel et technologique pour l’agriculture qui unit le nord et le sud de la Méditerranée. À son échelle, cette coentreprise illustre ce que l’Italie et la Tunisie cherchent à construire plus largement. Un partenariat égalitaire, durable, et tourné vers l’avenir.

- Publicité-

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,135SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -