Dans le cadre du développement de ses activités et de sa réponse aux besoins des investisseurs, l’Agence Foncière Industrielle (AFI) a organisé le premier colloque annuel de ses directions et représentations régionales.
Dans ce contexte, le directeur général de l’AFI Souhail Chaour, a déclaré dans un entretien avec Africanmanager ar que parmi les nouveautés décidées au cours de ces assises figure le rétablissement du guide des procédures relatives au suivi des dossiers et leur acceptation.
Evoquant les conclusions de ce colloque, il a cité la nécessité d’élargir les prérogatives des représentations régionales les habilitant désormais à délivrer les documents relevant du domaine commercial, et à assurer la gestion des projets avec les administrations centrales, où leurs ingénieurs ont le pouvoir de mener à bien et de suivre les projets qui intéressent le champ de leurs compétences territoriales.
Pour mémoire, cette latitude de décision était en vigueur au sein de l’agence jusqu’à l’année 2015, date à laquelle elle a été abandonnée, selon ce qui a été confirmé par le directeur général de l’agence.
Chaoul estime qu’il est nécessaire que ces représentations et directions régionales assument leurs responsabilités en tant qu’élément essentiel et principal dans l’attribution des lots et non comme une présence de pure forme émanant de leur proximité avec l’autorité et leur bonne connaissance du terrain.
Des prérogatives décentralisées
Dans le cadre des mêmes recommandations, il a été décidé de reconnaître à l’Agence foncière la prérogative de décider des lots destinés aux centres de vie eu égard au fait qu’ils sont situés, pour la plupart, dans des zones industrielles inutilisées, délaissées, ou sont exploités de manière aléatoire.
Il y a aussi la mise en place d’un mécanisme juridique aux fins de la création d’une administration centrale chargée du suivi de l’exploitation, de l’entretien et de la gestion des zones industrielles, étant donné que seules une trentaine de zones industrielles comprennent des complexes d’entretien et de gestion sur les 114 zones industrielles totales de la République.
« L’agence travaillera à l’élaboration d’une carte numérique au cours des six premiers mois de 2022 pour améliorer et accélérer les services destinés aux investisseurs, en leur permettant d’être au fait de tous les terrains à vocation industrielle en fonction de chaque région, de leur superficie et de leur disponibilité avec la possibilité d’acheter et d’accomplir toutes les procédures de vente à distance dans un délai d’une semaine maximum », a-t-il déclaré.
Rayonnement local et international
Chaour a évoqué le rayonnement de l’agence aux niveaux local, régional et international dès lors qu’elle est chargé de l’aménagement de deux zones industrielles sur une superficie de 2.700 hectares en Libye, et de 4 zones industrielles au Congo, en plus de l’achèvement de 13 nouvelles zones industrielles intégrées en Tunisie, dont 8 sont programmées en 2021, et 5 autres zones en 2022 réparties sur l’ensemble des régions de la République, dont Ras El Marj dans le gouvernorat de Monastir, Msaken et Kalaa Sghira dans le gouvernorat de Sousse, Grombalia, Tataouine, Bargou, Bouarada et Siliana.
Ces dernières années, l’agence a mis l’accent sur la création de zones industrielles intégrées conformes aux normes internationales, deux zones industrielles intégrées ayant été programmées à Jaafar Raoued, de l’Ariana, et Fahs – Marji, à Zaghouan.
Il est à noter que l’Agence Immobilière Industrielle est un établissement public doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière et placé sous la tutelle du ministère de l’Industrie.
L’établissement dispose également de 4 directions régionales dans les gouvernorats de Sousse, Sfax, Gabès et Béja, et il a représentations régionales à Médenine, Kairouan, Zaghouan, Nabeul et Jendouba.








