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Le coup de gueule satire, de Kais Saïed à l’endroit de la justice

Le « problème » du chef de tout l’Etat tunisien, c’est que même lorsqu’il fait du « populisme », il s’y livre avec la conviction qui porte et donne son effet, même auprès de  ceux qui dénoncent le discours populiste de la même personnalité.

A bien voir les images de l’audience avec le chef de la diplomatie Othman Jerandi, les expressions du visage de Kais Saïed, en répondant sans les citer aux messages de dénonciation de sa décision de dissolution du CSM (Conseil Supérieur de la magistrature), en disaient long sur ce qu’il pense, et honnêtement ce qu’en pense aussi tout Tunisien lambda, des « Droits-de-l’hommistes » internationaux. Des instances et ONG internationales qui, il faut aussi le dire, ne se réveillent au cas tunisien que par moments, comme dernièrement pour s’inquiéter de la dissolution.

Nul ne doute, y compris ces Droits-de-l’hommistes (néologisme à connotation péjorative, créé à la fin du XXᵉ siècle) internationaux, de la dangerosité de ce qui se passe dans la justice tunisienne depuis 2011. Ils n’ignorent par exemple pas l’état des droits des victimes du terrorisme dans des procès qui ne démarrent même pas depuis plus de 10 ans. Ils ne peuvent, non plus, ignorer tout ce qui a été publiquement dit, preuves à l’appui, par des avocats et les services d’inspection du ministère de la Justice, à propos des dérives de certaines juges.

Force est de remarquer que ces Droits-de-l’hommistes n’avaient pas vociféré, du temps de la purge faite dans les rangs des juges par un ancien ministre islamiste de la Justice. Ils n’avaient pas, non plus, vitupéré sur les cas de beaucoup d’étrangers tués dans des attentats terroristes, comme celui de l’attaque de l’ambassade US à Tunis, ou l’attaque du Musée du Bardo, et toujours pas jugés. Et s’ils s’en soucient un peu, c’est généralement dans le calme feutré du bureau du ministère des Affaires étrangères, comme l’actuel ministre Othman Jerandi l’avait dit mercredi devant le président tunisien. « Nous, on s’inquiète de leurs inquiétudes. La Tunisie n’est pas leur jardin. Pourquoi ne s’inquiètent-ils pas de ces affaires ? », s’interrogeait ironiquement mercredi Kais Saïed devant Jerandi. Et à ce dernier, il rappelle sa dernière réunion du mardi 8 février 2022 avec les ambassadeurs occidentaux, en ajoutant que « ils connaissent tous les dossiers, ceux des attentats terroristes, et celui de l’argent spolié. Pourquoi ne s’en étaient-ils  pas inquiétés aussi ? ».

Et le chef de tout l’Etat tunisien d’user ensuite d’une dose appuyée de satire enjouée, en parlant de certains juges, qui connaissent parfaitement les pratiques de certains autres de leurs pairs sur des dossiers de certaines affaires liées au terrorisme. Et qui s’offusquent maintenant que Kais Saïed prenne certaines mesures, qu’il place lui dans le cadre de la restructuration de la justice et de la lutte contre la corruption dans ce corps. Saïed a aussi ironisé furieux, contre  ceux parmi les bons juges, qui se taisent face à ce qu’ils savent ce qu’il se pratique, ou qui s’allient à ceux qui dénoncent.

Force est, en conclusion, de constater que le corps de la justice en Tunisie, est malade, et gravement malade, avec des tensions internes, des dénonciations (comme dans le cas de Béchir Akremi et de Taïeb Rached), et un corporatisme parfois aveugle. Un corps, parcouru aussi par des frissons d’indépendantisme, parfois abusif, et toujours incompris par une population qui en a parfois vécu certaines expériences dans leur chair, et qui revendique désormais la redevabilité.

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3 Commentaires

  1. Dans cette affaire, le Président KS est au courant de tout ce qui se passe à l’intérieur du pays comme à l’extérieur, il est aussi au courant de la gestion calamiteuse des dossiers des assassinats politiques et non politiques et ses réponses dans son discours sont claires et limpides même si cela ne plaise pas à ses minables opposants à part ABIR MOUSSI qui continue son combat ligitime. Cette injustice doit cesser pour construire un pays de droits loin de la corruption qui a gangréné les institutions publiques avec des témoignages du jamais vus.
    Certains médias ne sont pas à la hauteur de leur mission car leur traitement et leur analyses vont surtout dans le sens de la destruction du pays et non dans la reconstruction et si la situation n’a pas été sauvée par KS, comment vivra la Tunisie sous le vol, la corruption et la criménalité des islamistes ? Y’avait-t-il un seul parti de l’oppositaion à part quelques uns qui ont le courage de sortir de leur cocon pour combattre les islamistes et e terrorisme, réponse : non, donc il vaut mieux appliquer les décisions de sauvetage annoncées par le Président de la République KS le 25 juillet 2021. Cependant, ce dernier doit aussi s’occuper de l’économie et du développement des régions. Malheureusement, le nouveau ministre du Plan n’a pas suffisamment d’expérience dans le domaine de l’investissement, il faudra un jeune dynamique pour attaquer en collaboration avec la Ministre de l’industrie et celle des finances l’investissement et les grands projets à l’instar du Chef de l’Etat. Aujourd’hui, nous avons besoin des compétences innovantes qui travaillent 12 heures par jour pour sauver notre économie abev des programmes claires selon le potentiel existant et les besoin de chaque région. La Cheffe du gouvernement doit bouger pour coordonner les actions avec ses ministres et suivre la feuille de route et les actions de chacun, chose apparemment absente.

  2. Vous avez certainement entendu parler d’un Messie qui vient sur terre et qui rétablira l’ordre et la justice dans le monde, or je pense que ce Messie est bien Kais Saied.

  3. le président de la république s’est réveillé le 25 juillet 2021 mais malheureusement la situation du pays est hors controle engendrée par les islamistes et les nouveaux differents enragés de la politique appuyés par des forces étrangères occultes qui ne veulent pas du bien pour le pays et à sa population . Le président a demandé un an pour remettre de l’ordre dans le pays après 10 années de pouvoir occulte des islamistes et leurs différents alliés qui ont ruiné le pays et sa population au nom d’une démocratie , les bons patriotes doivent l’aider dans cette tache difficile afin de sauver ce qu’il peut et fin décembre le retour de la démocratie tunisienne et responsable non imposée par l’extérieur et des élections on verra les bons et les mauvais s’ils peuvent avoir la confiance du peuple et c’est une grave faute si les mauvais auront de nouveau le pouvoir alors les électeurs assumeront leurs choix et à ce moment les grands perdants sont le pays et sa population .

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