Après dix-sept mois de conflit au Tigré et une crise sanitaire qui a fragilisé son économie, l’Ethiopie s’emploie à séduire les investisseurs étrangers. C’est ce que semblent espérer les autorités d’Addis-Abeba en relançant les réformes libérales portées par le premier ministre, Abiy Ahmed, à son arrivée au pouvoir, en 2018. Une dynamique incarnée par la création, en février, d’un fonds souverain baptisé Ethiopian Investment Holdings (EIH).
Présentée par son directeur, Mamo Mihretu, comme « le bras stratégique des investissements du gouvernement », la structure devrait incorporer des actifs de plusieurs secteurs dominés par l’Etat, notamment la compagnie aérienne Ethiopian Airlines et le géant de la téléphonie Ethio Telecom. Des mines, des parcs industriels, des hôtels et des biens fonciers, tous ouverts aux capitaux étrangers, figureront également au tableau, pour une valeur totale de 150 milliards de dollars (environ 138 milliards d’euros).








