Après les décès de 69 enfants attribués aux sirops antitussifs, en Gambie, les réactions pleuvent. Si les proches des victimes tentent de trouver des forces pour faire leur deuil, les acteurs de la société civile locale attendent davantage des explications des pouvoirs publics.
Les tests de laboratoire ont révélé des « quantités inacceptables » de diéthylène glycol et d’éthylène glycol, a déclaré l’OMS.
L’impact toxique de ces substances se caractérise par « des lésions rénales aiguës qui peuvent entraîner la mort ».
La Gambie a ordonné fin septembre, après enquête, le rappel de tous les médicaments contenant du paracétamol ou du sirop de prométhazine.La bactérie E.coli est signalée comme cause possible des décès.
A Banjul, l’incurie des pouvoirs publics est pointée du doigt.
Alors que des gambiens pensaient que les responsables sanitaires seraient démis de leurs fonctions, le président Adama Barrow en a décidé autrement. Le ministre de la Santé Ahmadou Lamin Samateh et le chef de l’Agence de contrôle des médicaments, Markieu Janneh Kaira sont toujours en poste.








