Le président de la République, Kais Saied, a reçu, ce vendredi 4 août au palais de Carthage, la Directrice générale de la Télévision Wataniya, Awatef Daly.
Il lui a rappelé, dès l’abord, qu’elle venait d’être confirmée officiellement à la tête de l’Etablissement après avoir occupé ce poste à titre provisoire, avant de lui faire savoir que de nombreux programmes diffusés, outre les journaux télévisés et la hiérarchie des informations qui y sont livrés, « ne sont nullement innocents », citant, à ce propos, une émission diffusée pas plus tard qu’hier sous le titre « La belle époque », qui , a-t-il dit, n’en est pas une comme l’illustre la situation actuelle, y voyant du « réchauffé ».
Le chef de l’Etat s’est posé la question de savoir pourquoi il n’y a pas lieu de diffuser à la place des programmes qui ont prise sur les demandes et doléances des Tunisiens, affirmant que la Télévision Tunisienne doit être une institution au service de la Nation et du peuple.
« Pourquoi, a-t-il ajouté, ne pas rappeler l’assassinat des deux martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi et le martyre héroïque des soldats et des sécuritaires tunisiens qui sont tombés alors qu’ils combattaient les traîtres et les terroristes ».
Le président de la République a souligné qu’il des « étapes historiques qu’il ne faut pas renier, mais ce qui est diffusé par la Télévision Tunisienne ne peut pas continuer », affirmant que l’institution de la Télévision nationale doit être au service des Tunisiennes et des Tunisiens et non des lobbies qui s’abritent à l’ombre ».
Le chef de l’Etat s’est défendu d’appeler à une « propagande qui n’a plus lieu d’être, enjoignant à la Télévision Tunisienne de s’inscrire dans le cours des événements au travers d’une lecture sincère et objective de l’Histoire.
La ligne éditoriale ne dicte pas de « transformer les voleurs en héros au sein de la Télévision nationale, ni d’être celle des forces hostiles à la liberté et à la bataille de libération nationale dans laquelle nous devons, tous, nous engager », a-t-il conclu.
La ligne éditoriale …aussi
Tout ceci dit, il ne serait pas interdit de penser que cette audience exclusive à la première responsable de l’unique chaîne de TV publique, financée par les deniers des contribuables, peut être considérée comme une ingérence le fonctionnement du premier des organes d’informations du pays.
Le chef de tout l’Etat était déjà indigné de la ligne éditoriale de la plus grande station de radio du pays. Le voici maintenant qui remet en question la ligne éditoriale, expression qui semble l’offusquer, d’un média public qui n’a théoriquement pas vocation à s’aligner automatiquement sur la politique et les orientations du chef de l’Etat, jusqu’à en changer la hiérarchie des informations diffusées dans ses journaux, et de choisir les invités de ses émissions en obéissant aux critères politiciens de l’actuel président.
Et l’on se rappelle que l’un des griefs de l’opposition à Feu Ben Ali porte justement sur sa totale mainmise sur les médias publics, qui ne reflétaient pas, selon elle, la diversité de la scène politique de l’époque, ce qui avait valu aux médias publics d’être traités de médias de la honte.









Nostalgie d’époques révolues, d’époques partant du début du 19 ème jusqu’à la fin du 20 ème siècles.
La chaîne qatarie a été l’initiateur de tels documents télévisés et elle a réussi à capter les téléspectateurs tunisiens. Elle a ainsi préparé le terrain aux protégés de l’émir qatari et ceux de la cheikha, son épouse.
Sur Facebook on voit fleurir et s’épanouir une multitude de pages redorant et louant certaines époques : carthaginoise, aghlabite, fatimide, berbère, hilalienne, hafside, ottomane et enfin les contemporaines, celles des beys, de Bourguiba, de Zaba et pour terminer celle de la réconciliation nationale qui n’a jamais eu lieu.
J’ai omis intentionnellement les époques romaine et byzantine qui, pour la majorité des tunisiens, n’ont été là que pour détruire Carthage et exploiter les richesses du pays. De plus ce sont au depart des païens adorateurs de statues qu’ils érigeaint et par la suite chrétiens adorateurs d’une Trinité.
Quelle époque va glorifier notre chaîne pour plaire à notre président ?
Cela sera révélateur de ses intentions, lui le discret et le silencieux.
Avoir une chaîne obéissant aux directives du président est une aubaine en soi car on va pouvoir comprendre cet énigmatique, ésotérique, hermétique et mystérieux personnage.