« Je pense que le développement d’une intelligence artificielle complète pourrait mettre fin à l’humanité », déclarait sans détours Stephen Hawking en 2014 à la BBC. Selon le savant britannique, les humains, limités par une lente évolution biologique, ne pourraient pas rivaliser et seraient dépassés.
Jeudi 10 août 2023, lors d’une cérémonie organisée au palais de Carthage à l’occasion de la célébration de la Journée du savoir, le président de la République, Kaïs Saïed, s’est attaqué, de manière peu attendue à l’intelligence artificielle, la qualifiant de « danger imminent qui ne menace pas la science, mais toute l’humanité. »
Ces propos ont suscité une controverse, rien d’inhabituel…Selon le chef de l’Etat, l’éducation est un droit humain fondamental « tout comme l’eau et l’air », toutefois, il ne permet guère de garantir ce droit dans les textes juridiques et les déclarations. Il faut réunir les conditions matérielles qui préservent ce droit pour tous dans la réalité, d’où la création du Conseil supérieur de l’éducation. Saied a souligné que cette technologie émergente coûtera de l’argent aux contribuables, va aider à trouver les financements nécessaires pour améliorer l’infrastructure éducative et le quotidien des élèves et des enseignants.
« L’IA est d’ores et déjà une réalité, dont on ne peut plus se passer »
Dans une déclaration à African Manager, le professeur Khaled Ghedira, fondateur de l’Association tunisienne d’intelligence artificielle, partage à moitié les propos du président de la République.
Il a indiqué que l’IA est un outil ayant le potentiel d’apporter des avantages significatifs à la société. Dans des domaines tels que la médecine, l’éducation et la recherche scientifique, l’IA peut analyser d’énormes quantités de données pour fournir des informations précieuses. Toutefois, l’IA ne peut remplacer certains aspects de l’expérience humaine, car la créativité, la complexité émotionnelle et le discernement moral demeurent des attributs distinctifs de la pensée humaine. Dans des domaines tels que l’art ou la philosophie, le travail continuera de nécessiter l’engagement humain.
Saied semble défendre son droit de réserve sur le sujet, pensant que cela menacerait les métiers mais, selon le professeur, il ne faut guère en avoir peur… Au contraire, une menace se traite selon lui, appuyant la théorie de Schumpeter, qui définit le processus de destruction créatrice comme étant le mouvement permanent de destructions d’activités liées aux anciennes innovations et de créations de nouvelles activités liées aux nouvelles innovations, les éléments neufs vont remplaçant les anciens. « Certes, cela peut détruire des métiers, mais en créera forcément d’autres, tout comme moult métiers qui ont vu le jour ces dernières années », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Khaled Ghedira a expliqué que la Tunisie doit entreprendre un ensemble de mesures pour accélérer l’adoption de l’IA, en adoptant un système de régulation concret.
« En 2005, nous avons raté le coche, en passant à côté du digital, la Tunisie accusant un retard significatif. Aujourd’hui et plus que jamais, nous devons adopter des mesures, telles que le renforcement de l’écosystème des start-ups, car notre pays possède tous les atouts pour devenir un hub régional, nous avons, à cet effet, besoin d’une action coordonnée que l’Etat a déjà adoptée », a-t-il souligné.
Pour rappel, février 2022 a eu lieu la signature d’un accord au siège du ministère des Technologies de la Communication au sujet de la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle et le plan de son déploiement, en présence de Nizar Ben Néji, ministre des Technologies, Neila Nouira Gonji, ancienne ministre de l’Industrie, Samir Saïed, ministre de l’Economie, et Moncef Boukthir, ministre de l’Enseignement supérieur.
L’accord visait, en effet, à exploiter le potentiel des « open-data ». Il explorait plusieurs autres points, tels que la mise en place d’un cadre législatif et ministériel au sujet des données personnelles et la définition des projets numériques dans le domaine de la santé, de l’éducation ou de l’environnement.
La réponde de ChatGpt
Curieux de connaître la réponse d’un outil technologique, nous avons interrogé l’un des outils technologiques et des plus controversés, à propos des effets de l’IA et ce qu’elle peut engendrer. Voilà sa réponse :
« Oui, l’IA peut avoir des effets sur les métiers. Bien qu’elle puisse automatiser certaines tâches répétitives et améliorer l’efficacité, elle pourrait également entraîner la disparition de certains emplois, ce qu’on appelle le chômage technologique. Cependant, elle peut également créer de nouveaux types d’emplois axés sur la gestion, la maintenance et le développement de systèmes d’IA. Il est crucial de prévoir ces changements et de mettre en place des mesures d’adaptation pour atténuer les effets négatifs sur les travailleurs.
Pour Khaled Ghedira, il ne fait aucun doute que la Tunisie a le potentiel requis pour rejoindre la cour des grands en matière de technologies, l’écosystème tunisien de l’IA étant prédisposé à se distinguer sur le marché international.
Notant enfin que le classement de la Tunisie, qui occupe la 4e place à l’échelle continentale et la 70e place à l’échelle mondiale d’après le rapport «Government AI Readiness Index 2022» d’Oxford Insights, fait d’elle l’un des rares écosystèmes de la région ayant la capacité de se hisser au rang d’un hub d’innovation dans le domaine de l’IA.









Ça fait 30 ans que j’entends cette même litanie » (Pour Khaled Ghedira, il ne fait aucun doute que la Tunisie a le potentiel requis pour rejoindre la cour des grands en matière de technologies, l’écosystème tunisien de l’IA étant prédisposé à se distinguer sur le marché international.) Bla-bla-bla rien que du blablabla, ils n’ont même accès à un mode de paiement en ligne et il se voit avec un fort potentiel technologique. Ridicule, L’IA ne sert à rien qand on ne produit pas de culture, et c’est d’autant plus dangereux lorsque qu’on est consommateur uniquement.