Depuis plusieurs semaines, des pluies torrentielles se sont abattues sur les régions côtières du Kenya. La ville de Mombasa, deuxième du pays, est totalement inondée. Toute la Corne de l’Afrique subit de plein fouet le phénomène climatique El Nino, un réchauffement des océans indien et Pacifique qui se traduit par de fortes pluies.
D’après les Nations unies, en un mois, les inondations ont déjà tué plus de 110 personnes dans toute la Corne de l’Afrique et déplacé plus de 770 000 autres. En Somalie, des villes comme Beledweyne dans le centre du pays, sont sous les eaux. L’ONU estime à plus d’1,2 million les personnes affectées par les intempéries. Les hauts plateaux éthiopiens subissent également inondations et glissements de terrain.
Tant attendues après une terrible sécheresse, ces pluies se sont transformées en « malédiction », explique le centre de prévision et d’applications climatiques de l’Igad, l’organisation sous-régionale, dans son bulletin d’octobre. Il prévient d’ailleurs que les conséquences du phénomène El Nino peuvent être durables, car ces pluies lessivent les sols, provoquent des glissements de terrain et favorisent la prolifération de sauterelles.
Dans la Corne de l’Afrique, la petite saison des pluies, d’octobre à décembre, est cruciale pour l’agriculture. Elle représente 20 à 70% des précipitations annuelles.
La Corne de l’Afrique frappée par de violentes inondations
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