Glencore numéro 1 du cobalt, c’était vrai jusqu’aux annonces du Chinois CMOC (China Molybdenum) en fin de semaine dernière : le groupe a produit en 2023 plus de 55 000 tonnes de cobalt, soit 174% de plus que l’année précédente. Ce volume place le groupe chinois devant le géant suisse des matières premières, selon les calculs de l’agence de presse Bloomberg, Glencore n’ayant pas encore publié ses résultats pour 2023.
Ce boom de la production s’explique d’abord par l’entrée en fonction de la nouvelle mine de cuivre et de cobalt de Kisanfu, en République démocratique du Congo. Les quantités qui y ont été produites ont dépassé de 20% les prévisions du groupe.
Ce bonus s’ajoute aux réserves accumulées sur une autre mine, celle de Tenke Fungurume (TFM) : le minerai qui y a été extrait a en effet été retenu pendant plusieurs mois car interdit d’exportation à cause d’un contentieux entre les deux partenaires chinois et congolais. Depuis l’été dernier, le stock, estimé à 13 000 tonnes, est remis petit à petit sur le marché et participe à l’augmentation de l’offre en circulation.
À cela, il faut ajouter l’augmentation de la production indonésienne, désormais numéro deux du secteur. Cette abondance de cobalt a fait chuter les prix : sur l’année 2023, ils ont baissé d’un tiers, et de plus de 60% depuis leur dernier pic en avril 2022. Une chute qui fait d’ailleurs dire à certains analystes que le cobalt est un des pires marchés qu’ils aient jamais vus : « Je n’ai connu aucun cas similaire de suroffre », confiait un consultant de la banque australienne Macquarie, il y a quelques mois au Financial Times, relayé par RFI.
Cobalt: Glencore détrôné par le chinois CMOC
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