AccueilLa UNEL’I. A générative pour la prospection des opportunités d’exportation

L’I. A générative pour la prospection des opportunités d’exportation

En marge de la tenue de son Assemblée générale annuelle, le Conseil d’affaires tuniso-africain (Tunisia-Africa Business Council, TABC) a organisé, samedi 27 janvier, à Tunis, une Conférence d’information sur l’Intelligence Artificielle générative au service de la prospection des opportunités d’exportation et d’investissement dans les pays africains.
Un début prometteur. La salle était remplie d’opérateurs économiques et de chefs d’entreprise, notamment tunisiens. Étaient également présents le nouvel ambassadeur de la République démocratique du Congo et l’ambassadeur du Côte d’Ivoire à qui le président du Conseil, Anis Jaziri, a souhaité plus particulièrement la bienvenue, en présentant un bilan satisfaisant des activités du TABC en 2023.

En effet, comme l’ont noté les panélistes encadrés par le cofondateur du Conseil, Mondher Khanfir, tout dépend en premier et dernier lieu de l’intérêt que les hommes d’affaires et les chefs d’entreprise sont disposés à prêter à l’adoption et l’utilisation  de la technologie de l’Intelligence artificielle et plus particulièrement de la catégorie de l’I.A dite « générative ».
Cette dernière catégorie de l’I.A dite générative est aujourd’hui largement popularisée à travers la Tunisie et le monde par les chatbots hautement sophistiqués tels que ChatGpt, Mid Journey, Dalle-E, Bard, Stable Diffusion et bien d’autres.
Or, à peine 4 participants parmi la nombreuse assistance ont dit recourir à l’I.A générative pour les besoins de leurs activités.

A cet égard, la panéliste Sara Lamine a mis l’accent sur l’énorme gain de temps et de coûts pouvant être procuré par l’usage de l’I.A générative qui  a le mérite de générer, de créer et de produire des données et des contenus, sous forme de textes, d’images ou encore de la musique, de façon indépendante, alors que l’I.A classique se concentre sur les tâches de classification, de prédiction et de résolution des problèmes sur la base de données préalablement disponibles. L’I.A générative permet ainsi de générer et de proposer des décisions et des stratégies pour les entreprises sur la base des données traitées, en un temps extrêmement réduit.

Ainsi, une entreprise ou un promoteur met une année pour faire une étude de marché par les moyens classiques, alors que l’opération nécessite des minutes par le moyen de l’I.A générative.

La rapidité de décisions est présentée comme un des importants acquis de cet outil technologique pour les opérateurs économiques et promoteurs de projets.

Des logiciels adaptés

Cependant, avec la multiplication des chatbots ou applications gigantesques spécialisés en la matière comme ceux signalés, l’I.A générative est devenue un service, et une prestation fournie en ligne via l’Internet, comme toute autre marchandise ou produit commercial, achetable à volonté.

C’est que l’I.A générative autant que l’I.A classique nécessitent la détention de bases de données fiables et des systèmes d’informations très riches, des Big Datas, bien que pour l’I.A générative, selon les explications des panélistes, une telle exigence ne soit pas une condition nécessaire.

Un panéliste a signalé que de nombreuses réponses qui lui ont été fournies par ChatGpt sur l’Afrique n’étaient pas fiables. Les réponses peuvent ne pas être  crédibles, non plus, ou délibérément erronées.

La nature de la question revêt donc une grande importance. Selon un panéliste, aujourd’hui, contrairement au passé, grâce à l’Intelligence artificielle notamment générative, la formulation d’un problème est à hauteur de 80% plus importante que sa résolution.

Autant la question est bonne et précise, autant la réponse est bonne et précise.
Aussi, le pénaliste Ghazi Miliani a préconisé la création d’un département de l’I.A générative au sein de chaque entreprise, doté de techniciens hautement qualifiés. L’accent a été aussi mis sur la nécessité de développer et d’appliquer des logiciels adaptés à la situation africaine.

Le TABC peut aussi, de son côté, mettre en place  un super assistant en la matière au service de l’export interafricain. Il s’emploie d’ailleurs à la mise en place d’applications dans ce but.

Des consultants en I.A peuvent également aider les entreprises dans cette tâche de manière à tirer le meilleur parti de l’I.A classique et générative pour la réalisation des objectifs fixés.
Le volet social a été également évoqué, s’agissant de l’impact de l’I.A classique et générative en matière d’emploi.
La panéliste Sara Lamine a souligné qu’elle a, au contraire, agrandi l’équipe de son entreprise, au lieu de la réduire, de sorte que l’I.A va sûrement éliminer certains types d’emplois mais encourager en même temps l’émergence de nouvelles spécialités en rapport avec cette technologie d’avenir.
S.B.H

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