La loi autorisant la BCT d’octroyer des facilités à la Trésorerie générale de Tunisie continue de susciter les commentaires et appréciations des économistes et des analystes financiers.
Le professeur d’économie, Aram Belhadj, a déclaré lors de son passage dans Mosaïque +, mardi 30 janvier 2024, que le texte porte sur l’autorisation exceptionnelle pour la Banque centrale d’accorder des facilités au Trésor public d’une valeur de 7 milliards de dinars avec un amortissement de trois ans et s’étalant sur dix ans.
Il a révélé que ce montant s’inscrit dans le cadre de la compensation du financement du déficit budgétaire par le FMI, considérant que le financement direct du budget est plus dangereux que le recours au FMI et aux marchés internationaux, selon son estimation.
Il a expliqué qu’en principe, il n’y a rien de mal à cette loi, mais, au lieu d’un seul article autorisant la Banque centrale à financer directement le déficit du budget de l’État, il aurait fallu revoir le rôle de la BCT et réviser les dispositions relatives à son indépendance.
Il a déclaré que le montant est énorme et aura des répercussions, mais le fait que l’autorisation soit exceptionnelle » est un point positif »..
De son côté, le vice-président de la Commission des finances, Abdeljelil Héni, a déclaré à Radio Mosaïque FM que le texte autorisant exceptionnellement la Banque centrale à accorder des facilités au Trésor public est composé d’un chapitre unique prévoyant le financement direct du Trésor public à hauteur de 7 milliards de dinars à rembourser sur 10 ans sans intérêts.
Il a expliqué que la loi permettait à la banque d’accorder ces facilités exceptionnellement et une seule fois en vue de financer le déficit budgétaire en une seule opération d’un montant fixe.
Il a déclaré : « Ce n’est pas la première fois que le gouvernement a recours à de telles opérations, puisqu’il a déjà eu recours au financement direct du trésor par la Banque centrale en 2020, et la Tunisie n’est pas une exception, car de nombreux pays ont recours à de tels mécanismes en cas de besoin».








