La menace américaine d’un embargo sur les armes à destination d’Israël, conditionné à la fourniture d’aide humanitaire à Gaza, pourrait entraîner des problèmes pour le pays devant la Cour pénale internationale de La Haye, après que le procureur de la CPI, Karim Khan, a demandé des mandats d’arrêt contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la défense Yoav Gallant.
La lettre, envoyée par le secrétaire d’État américain Antony Blinken et le secrétaire américain à la défense Lloyd Austin, exigeant qu’Israël prenne des mesures concrètes pour améliorer la situation humanitaire à Gaza dans les 30 jours, pourrait servir de preuve circonstancielle solide pour l’affirmation de Khan selon laquelle Israël a arbitrairement bloqué l’acheminement de l’aide humanitaire – au moins jusqu’en mars 2024.
Les Américains ne sont pas déconnectés de ce qui se passe à La Haye et la fuite de la lettre pourrait modifier les opinions des juges qui doivent se prononcer sur la demande du procureur d’émettre des mandats d’arrêt urgents contre Netanyahou et Gallant en raison des allégations de délits de famine prolongée.
Les propos du président français Emmanuel Macron à l’encontre d’Israël soutiennent également le juge français de la CPI, l’un des trois juges du panel préliminaire.
Cette lettre, associée au sentiment international croissant à l’égard d’Israël, en particulier dans le contexte de la guerre au Liban et des rapports sur le blocus du nord de Gaza, pourrait accélérer la décision de la Cour de délivrer les mandats d’arrêt.
La lettre de menace US à Israël pourrait accélérer les mandats d’arrêt de la CPI
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