Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi à une enquête indépendante sur des tirs ayant fait des dizaines de morts et blessés la veille près d’un centre d’aide humanitaire soutenu par les Etats-Unis et Israël dans le sud de la bande de Gaza.
Selon la Défense civile du territoire palestinien, des tirs israéliens ont fait au moins 31 morts et 176 blessés non loin de ce centre de distribution d’aide alimentaire dans le gouvernorat de Rafah.
L’armée israélienne a nié avoir « tiré sur des civils pendant qu’ils se trouvaient à proximité ou à l’intérieur » du centre de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF). Mais une source militaire israélienne a reconnu « des tirs de sommation (…) en direction de plusieurs suspects qui avançaient en direction de soldats » dimanche avant le lever du jour, à environ un kilomètre de ce centre.
Des témoins ont déclaré à l’AFP qu’ils se rendaient au centre d’aide quand des drones et des chars équipés de mitrailleuses ont ouvert le feu sur la foule dimanche.
Il était « 05H00 ou 05H30, avant le lever du jour » lorsque les tirs ont éclaté près du rond-point Al-Alam, où une foule s’était rassemblée avant de se rendre au centre GHF, situé à environ un kilomètre de là, a raconté un habitant de 33 ans.
« Bien sûr, c’est l’armée israélienne qui a tiré à balles réelles. Des milliers de personnes attendaient au rond-point Al-Alam (…) mais l’armée a tiré et tout le monde s’est enfui. La peur et le chaos régnaient. J’ai vu de mes propres yeux des martyrs et des blessés dans le secteur », a-t-il ajouté, demandant à conserver l’anonymat par peur de représailles israéliennes.








