La Tunisie est en proie à la sécheresse depuis cinq ans. Des études semblent confirmer la persistance de la sécheresse et une réduction sensible de la pluviométrie. Cette aridité prolongée a bien sûr une incidence sur les disponibilités hydriques aussi bien pour l’eau potable que l’eau destinée à l’irrigation.
Le gouvernement estime que l’une des priorités de la prochaine étape est de « rationaliser la consommation de l’eau et de faire pression sur la demande dans tous les secteurs, en plus de l’utilisation de ressource non traditionnelles », y compris le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées traitées.
C’est dans ce cadre que la version préliminaire du rapport national sur le secteur de l’eau pour l’année 2024 a été examinée, mardi, lors d’une réunion tenue, sous la présidence du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, chargé des Ressources en eau, Hamadi Habib, et avec la participation des partenaires techniques et financiers.
Le rapport national annuel sur le secteur de l’eau vise à donner un aperçu des activités et des réalisations du secteur ainsi que des progrès accomplis dans la mise en œuvre des différents programmes se rapportant au secteur de l’eau, a noté à cette occasion, le secrétaire d’Etat.
Il a estimé, en outre, que l’élaboration de ce rapport constitue une opportunité pour discuter des enjeux et défis de la gestion de l’eau, ainsi que pour examiner les solutions possibles permettant d’améliorer la situation.
Le secrétaire d’État a appelé à assurer une meilleure coordination entre les parties prenantes afin de finaliser la version définitive du rapport au cours du mois prochain.
Le rapport comprend plusieurs données portant notamment sur le changement climatique et la situation des ressources en eau, les mesures prises pour remédier à la pénurie de ressources hydrauliques, les utilisations de l’eau, la gouvernance du secteur de l’eau.
Le taux de remplissage des barrages monte à 30,9%
A la date du 25 août 2025, le taux de remplissage de l’ensemble des barrages tunisiens s’est situé au niveau de 30,9%, selon des dernières données publiées, mardi, par l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI).
Les réserves en eau dans ces barrages ont augmenté de 32,3%, à près de 731 millions de m3, contre 552,548 millions de m3, une année auparavant.
En comparaison avec la moyenne enregistrée, durant les trois dernières années, la hausse a été moins importante de l’ordre de 9,5%.
Pour ce qui est des apports en eau cumulés (du 1er septembre 2024 au 23 août 2025), ils ont atteint 980,287 millions de m3, en hausse de 49%, en comparaison avec la même période de l’année écoulée.
Il importe de préciser que le taux de remplissage varie d’une région à une autre. Ainsi, les barrages du nord affichent un taux de remplissage de 36,3%. Ces derniers accaparent 92% des réserves en eau disponibles dans tous les barrages du pays.
Pour ce qui est des barrages du centre et du Cap-Bon, leur niveau de remplissage s’est limité respectivement à 9,9% et 21,2%.
Toujours d’après le bulletin de l’Onagri, les apports en eau dans les barrages enregistrés, le 25 août 2025, se sont élevés à 0,390 million de m3, alors que le total des utilisations est de l’ordre de 2,029 million de m3.








