Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a annoncé dimanche qu’il retirait toutes ses forces de Turquie vers le nord de l’Irak, pressant aussi Ankara de prendre « sans délai » des mesures juridiques pour sauver le processus de paix entamé il y a un an.
La Turquie a salué cette annonce, y voyant des « résultats concrets » des efforts visant à mettre fin à un conflit de quatre décennies.
« Nous mettons en œuvre le retrait de toutes nos forces à l’intérieur de la Turquie », a déclaré le PKK dans une déclaration lue lors d’une cérémonie dans le nord de l’Irak, selon un journaliste de l’AFP sur place.
Le mouvement kurde a simultanément diffusé une photo montrant selon lui 25 combattants, dont huit femmes, se trouvant désormais dans le nord de l’Irak après avoir quitté la Turquie. Il n’y avait pas de confirmation dimanche du nombre de combattants impliqués dans ce retrait, mais des observateurs l’estiment à 200 ou 300.
Un dirigeant du mouvement kurde, Devrim Palu, a affirmé à l’AFP que la libération du chef historique emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, était une condition « cruciale » pour le succès du processus de paix. Il a ajouté qu’avec ce retrait, le PKK cherchait à préserver la paix en empêchant des « provocations ».
A la suite de discussions indirectes entamées en octobre 2024, le PKK, considéré comme terroriste par Ankara, a annoncé en mai sa dissolution, répondant à un appel en ce sens d’Abdullah Öcalan.
Selon le président turc Recep Tayyip Erdogan, ces violences ont fait 50.000 morts, dont 2.000 soldats et causé des milliards de dollars de pertes à l’économie turque.








