Donald Trump a ordonné jeudi la reprise par les Etats-Unis d’essais d’armes nucléaires, après des annonces de Vladimir Poutine sur le développement de nouvelles capacités atomiques, que ce dernier s’est empressé de minimiser.
L’annonce, lapidaire, du président américain ressemblait à une déclaration de force quelques minutes avant sa rencontre à Busan, en Corée du Sud, avec son homologue chinois Xi Jinping. Elle s’inscrit aussi dans le cadre d’un durcissement de Trump vis-à-vis du Kremlin, alors que ses efforts piétinent pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
« En raison des programmes d’essais menés par d’autres pays, j’ai demandé au ministère de la Guerre de commencer à tester nos armes nucléaires sur un pied d’égalité. Ce processus commencera immédiatement », a déclaré Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Il a par ailleurs revendiqué la suprématie américaine dans ce domaine. « Les Etats-Unis possèdent plus d’armes nucléaires que tout autre pays », s’est-il réjoui. « La Russie arrive en deuxième position et la Chine loin derrière en troisième, mais elle rattrapera son retard d’ici cinq ans ».
Une affirmation démentie par l’Institut de recherche international sur la paix de Stockholm (Sipri), qui fait référence, et selon lequel la Russie dispose de 5.489 ogives nucléaires contre 5.177 pour les Etats-Unis et 600 pour les Chinois.
Donald Trump n’a pas précisé la nature des tests, mais Washington est signataire du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (Tice) et l’explosion d’ogives en constituerait une violation flagrante.
Il a en revanche estimé que la course aux armements de ses rivaux justifiait sa décision.
« S’ils font des essais, j’imagine qu’on doit en faire », a-t-il déclaré à bord d’Air Force One, l’avion présidentiel. Interrogé sur les dates et lieux des essais, il a simplement répondu : « Cela sera annoncé. Nous avons des sites ».








