L’Europe et l’Afrique se retrouvent de nouveau réunies depuis le 24 novembre en Angola pour faire l’état des lieux de leur coopération et tenter d’esquisser les contours d’un nouveau partenariat, dans un contexte de bouleversements sans précédent des deux côtés de la Méditerranée.
Entre Africains et Européens, les relations sont appelées à se réinventer – non par choix, mais par nécessité imposée par la nouvelle donne mondiale. Reste à savoir si les populations, au sud, en seront réellement bénéficiaires. Ce n’est pas garanti, du moins pas pour tous.
Dans les couloirs du 7ᵉ sommet Union africaine – Union européenne, ouvert hier à Luanda, un même leitmotiv revient : sortir des grandes déclarations, dépasser les promesses ambitieuses mais rarement concrétisées, et passer enfin aux actes. C’est le principal grief formulé par l’Afrique à l’égard de l’Europe.
À la différence de la Chine, qui construit routes, ponts et bâtiments, l’Union européenne a longtemps multiplié les engagements sans toujours leur donner corps. À cela s’ajoute le débat, récurrent, sur les valeurs démocratiques, les droits humains et les libertés. Autant de questions perçues par plusieurs dirigeants africains comme une ingérence dans les affaires intérieures ou comme une attitude condescendante qui les renverrait à un statut de mineurs politiques.








