Dès mercredi soir, la tempête Byron a balayé le territoire palestinien, bordé par la mer Méditerranée, inondant les campements de fortune et ajoutant à la détresse de la population, déplacée en masse depuis le début de la guerre entre Israël et Hamas, le 7 octobre 2023.
Selon un rapport de l’ONU, 761 sites, abritant environ 850.000 déplacés, présentent un risque élevé d’inondation dans la bande de Gaza.
Le territoire connait généralement un épisode de fortes pluies en fin d’automne et en hiver, mais la dévastation massive due à la guerre l’a rendu plus vulnérable.
« La situation est désespérée », résume une déplacée originaire de Beit Lahia, dans le nord de Gaza, elle aussi sous une tente à al-Zawaida.
« Nous ne pouvons même pas sortir pour allumer un feu » pour cuisiner ou se chauffer, déplore-t-elle, avant d’ajouter qu’elle n’a de toutes les manières ni bois, ni gaz, déplora-t-elle dans une déclaration à l’AFP.
Dans ce territoire dont les frontières sont fermées, où l’aide humanitaire arrive en quantité insuffisante selon l’ONU, malgré l’entrée en vigueur d’une trêve le 10 octobre, les pénuries empêchent une population déjà démunie de faire face à ce nouveau problème.
« La tempête a eu un impact grave sur la population, des bâtiments se sont effondrés et une grande partie des infrastructures étant détruite, elles ne permettent plus d’absorber cet important volume de pluie », note le porte-parole de la Défense civile de Gaza.
La Défense civile a averti les habitants restés dans des logements partiellement détruits ou fragilisés par les bombardements qu’ils se mettaient en danger.
« Les tentes, c’est inacceptable », estime-t-il, « ce qui doit être fourni maintenant, ce sont des abris qu’on peut déplacer, équipés de panneaux solaires, avec deux pièces, une salle de bain et toutes les installations nécessaires pour les habitants. Seulement à ce moment-là, la reconstruction pourra commencer ».
La Défense civile a averti les habitants restés dans des logements partiellement détruits ou fragilisés par les bombardements qu’ils se mettaient en danger.








