Le Premier ministre australien Anthony Albanese a fermement rejeté les accusations de Benjamin Netanyahou établissant un lien entre la décision de l’Australie de reconnaître un État palestinien et l’attentat commis lors d’une célébration de Hanouka à Bondi Beach, à Sydney.
Interrogé sur les déclarations du Premier ministre israélien, Albanese a été catégorique. « Non, je n’accepte pas ce lien », a-t-il déclaré, balayant les critiques selon lesquelles la reconnaissance d’un État palestinien aurait « jeté de l’huile sur le feu de l’antisémitisme ». Établir une telle relation relève d’un raccourci infondé et dangereux, a-t-il lancé.
La veille, Benjamin Netanyahou avait accusé le chef du gouvernement australien d’avoir encouragé l’antisémitisme par cette décision diplomatique. Il avait dénoncé une politique de « faiblesse et d’apaisement », estimant que Canberra envoyait un mauvais signal dans un contexte international déjà extrêmement tendu après le 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza.
Anthony Albanese a, de son côté, réaffirmé la position officielle de l’Australie sur le conflit israélo-palestinien. « Une majorité écrasante de la communauté internationale reconnaît que la solution à deux États est la voie à suivre pour le Moyen-Orient », a-t-il déclaré, soulignant que cette approche demeure la seule perspective crédible pour une paix durable et la sécurité des peuples israélien et palestinien.
Le Premier ministre australien a également insisté sur le fait que l’attentat de Sydney devait être traité pour ce qu’il est : un acte terroriste antisémite qui constitue « une attaque contre l’Australie tout entière », et non un prétexte pour instrumentaliser le débat diplomatique international.








