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La Tunisie parmi les  pays arabes où le taux de chômage est le plus élevé

La Tunisie se classe au 8e rang des pays du monde arabe présentant les taux de chômage les plus élevés, avec un taux de 15,4 % au troisième trimestre 2025.

Cela situe le pays dans la moyenne régionale, entre les pays les plus touchés et ceux où le chômage reste relativement faible.

Pour réaliser une analyse comparative du taux de chômage dans les pays arabes, un classement récent basé sur des données économiques régionales et cité par Trading Economics permet de distinguer les pays présentant les taux de chômage les plus élevés et les plus faibles, situant ainsi chaque économie dans son contexte régional.

Trading Economics fournit des indicateurs détaillés pour chaque pays, incluant des séries historiques, des graphiques et les dernières mises à jour du marché du travail. Ces données permettent d’analyser l’évolution du taux de chômage et de réaliser des analyses comparatives entre pays.

Parmi les pays du monde arabe présentant les taux de chômage les plus élevés, la Palestine arrive en tête avec 28,6 %, un chiffre qui s’explique en partie par la guerre, les tensions économiques et les contraintes structurelles du marché du travail.

Il est suivi par Djibouti (25,9%), la Jordanie (21,4%), le Soudan (20,8%), tandis que la Libye complète le top 5 avec 18,6%.

Ces pays sont confrontés à une combinaison de défis socio-économiques qui ont un impact considérable sur l’emploi, tels que des crises politiques, des économies peu diversifiées et un accès limité aux opportunités pour les jeunes.

Viennent ensuite le Yémen, en 6e position avec 17,1 %, et l’Irak, en 7e position avec 15,5 %. Après la Tunisie, le Maroc se classe 9e avec 13,1 %, tandis que la Syrie ferme la marche du top 10 avec un taux de chômage de 13 %.

En revanche, les pays les moins touchés par le chômage se situent principalement dans les pays du Golfe. En bas du classement, le Qatar affiche un taux extrêmement bas de seulement 0,1 %, grâce notamment à une économie fortement dépendante du secteur énergétique et à une part importante de main-d’œuvre expatriée, ce qui structure son marché du travail différemment des pays connaissant un taux de chômage national élevé.

Le Koweït et les Émirats arabes unis, avec 2,1 % chacun, ainsi que l’Arabie saoudite (3,1 %) et le sultanat d’Oman (3,2 %), confirment cette tendance. Ces pays bénéficient de marchés du travail fortement réglementés, d’économies diversifiées grâce au pétrole et au gaz, et de programmes publics favorisant l’emploi local, ce qui explique des taux de chômage nettement inférieurs à la moyenne régionale.

Il est donc clair que les pays du Golfe conjuguent une richesse élevée et une gestion spécifique du marché du travail, ce qui leur permet de maintenir un taux de chômage très faible malgré la pression démographique.

Parmi les autres pays arabes, le Liban se classe au 11e rang avec un taux de chômage de 11,5 %, suivi de l’Algérie à 11,4 % et de la Mauritanie à 10,4 %.

Malgré une forte pression démographique, l’Égypte parvient à maintenir un taux de chômage relativement modéré de 6,4 %, ce qui la place au 14e rang. Viennent ensuite Bahreïn (6,3 %) et les Comores (3,9 %).

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