La Tunisie est tombée à la 72e place mondiale en matière de vitesse d’internet mobile, selon l’indice annuel Speedtest Global Index 2025 d’Ookla.
L’indice, qui analyse les données de fin 2025 et début 2026, est basé sur les vitesses médianes de téléchargement et de chargement ainsi que sur la latence du réseau pour les réseaux fixes et mobiles, mesurées par des tests réalisés par les utilisateurs dans chaque pays.
Le rapport souligne que certains marchés, notamment l’Afrique du Nord ainsi que Bahreïn et Oman, ont enregistré des gains significatifs en matière de débits fixes et mobiles, ce qui leur a permis de progresser dans le classement mondial.
La Tunisie a été le premier pays d’Afrique du Nord à lancer commercialement la 5G le 14 février 2025, avec l’activation des réseaux de ses trois principaux opérateurs. Cependant, l’amélioration attendue des performances nationales et du classement mondial s’est avérée éphémère.
Une chute de 25 places
La Tunisie avait initialement atteint la 47e place en avril 2025, mais en décembre, elle était tombée à la 72e place, malgré une amélioration globale de 11 places sur l’année.
Les débits de téléchargement mobiles médians ont également diminué, tombant à 57,3 Mbit/s, une évolution que le rapport attribue à un décalage entre la demande croissante et la capacité réelle de l’infrastructure : « Cela suggère que l’infrastructure n’a pas suivi le rythme de la demande croissante. »
En conséquence, la Tunisie a cédé son leadership pionnier en matière de 5G dans la région au Maroc, qui a lancé la 5G en novembre 2025 mais a rapidement construit une infrastructure plus robuste, gagnant 22 places et passant de la 61e à la 39e position dans le classement mondial des vitesses mobiles.
Ailleurs en Afrique du Nord, l’Égypte, qui a activé la 5G en juin 2025, n’a progressé que de trois places au niveau mondial, passant de la 86e à la 83e place, avec des vitesses de téléchargement médianes restant faibles à 44,51 Mbit/s, à peine supérieures aux niveaux d’avant la 5G.
L’Algérie a réalisé une nette progression, gagnant 11 places pour atteindre le 78e rang et se hissant ainsi au troisième rang de la sous-région, devant l’Égypte. La Libye ferme la marche du classement régional, perdant quatre places pour se retrouver au 103e rang en 2025.
À l’échelle mondiale, les pays du Golfe dominent le classement des débits mobiles. Les Émirats arabes unis arrivent en tête avec une vitesse de téléchargement médiane de 691,76 Mbit/s, suivis du Qatar (573,57 Mbit/s) et du Koweït (415,67 Mbit/s). Bahreïn (303,21 Mbit/s) et la Bulgarie (289,41 Mbit/s) complètent le top 5.
Le rapport souligne que ces résultats s’expliquent en grande partie par des conditions structurelles favorables. Dans plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Afrique, les taux d’urbanisation élevés facilitent le déploiement des réseaux, avec des distances intercellulaires plus courtes et une meilleure pénétration de la fibre optique.
L’exigence de connexion fluide, fiable et constante
Il importe de noter que si la vitesse demeure un critère essentiel, les attentes des utilisateurs en matière de connectivité ont évolué au-delà des simples débits de téléchargement et d’envoi. Ils exigent désormais une expérience de connexion fluide, fiable et constante, quel que soit leur emplacement ou l’application utilisée.
Les débits médians restent un excellent indicateur de la qualité de service du réseau, car ils offrent une bonne indication de sa capacité et permettent une comparaison entre les réseaux et les marchés. Cependant, avec le déploiement croissant des réseaux de télécommunications avancés, couvrant un éventail toujours plus large de cas d’usage, les attentes des utilisateurs en matière de connectivité ont évolué.








