Après une année 2023 particulièrement éprouvante, marquée par une croissance atone de 0,4 % due à une sécheresse dévastatrice, l’économie tunisienne montre des signes de reprise plus soutenus. Selon le dernier rapport d’octobre 2024 de la Banque mondiale, la trajectoire de croissance du pays devrait s’accélérer pour atteindre 1,2 % en 2024, avant de se stabiliser autour de 2,3 % sur la période 2025-2026.
– Les piliers de la résilience
Cette dynamique repose sur trois moteurs principaux identifiés par les experts de l’institution de Washington :
Le tourisme, qui confirme son rôle de pilier stratégique pour l’entrée de devises.
L’industrie manufacturière, portée par la performance des exportations dans les secteurs mécanique et électrique.
L’agriculture : Sous réserve d’une amélioration des conditions climatiques, une reprise potentielle du secteur primaire est attendue pour soutenir le PIB global.
Une inflation sous contrôle monétaire
Sur le front des prix, la Tunisie semble avoir franchi le pic. Après avoir dépassé la barre des 10 % début 2023, l’inflation entame une décrue graduelle. Le rapport attribue cette stabilisation à la « politique monétaire serrée » maintenue par la Banque Centrale de Tunisie, essentielle pour ancrer les anticipations et protéger le pouvoir d’achat.

– Vigilance sur le financement et le climat
Malgré cet optimisme modéré, le chemin reste semé de défis. La Banque mondiale souligne que la Tunisie demeure confrontée à des « besoins de financement extérieur importants » et reste structurellement vulnérable aux chocs climatiques. La réussite de cette transition vers 2026 dépendra donc de la capacité du pays à mobiliser les ressources nécessaires tout en renforçant sa résilience face au stress hydrique.








