Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté jeudi l’accord de cessez-le-feu au Liban annoncé la veille à Washington, réclamant un retrait total des forces israéliennes et menaçant le nord d’Israël de nouvelles attaques.
Des frappes israéliennes ont dans le même temps fait huit morts et huit blessés, dont des femmes et des enfants dans le sud et l’est du pays, selon le ministère de la Santé.
« Le cessez-le-feu doit être global, sans dissocier le sud du reste du pays », a déclaré cheikh Qassem dans un message diffusé par la chaîne de son parti.
Cheikh Qassem a appelé le pouvoir libanais à « arrêter la mascarade et l’humiliation des négociations directes » avec Israël.
Il a souligné qu’il n’y aurait « pas de sécurité » pour le nord d’Israël « sans sécurité pour les villages » du sud du Liban, alors que l’accord prévoit un maintien à ce stade des tirs et opérations de l’armée israélienne dans la zone.
« Tant que l’occupation est présente, la résistance continue », a-t-il averti.
Hezbollah est lui appelé à évacuer la zone située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de km plus au nord, et à cesser les hostilités.
Prévoir « l’arrêt des tirs par Hezbollah et le retrait des résistants (…) du sud, alors que l’agression se poursuit », équivaut à « une défaite et une capitulation, qui sert les objectifs de l’ennemi », a réagi Naïm Qassem.
La formation chiite a formellement signalé aux autorités libanaises son refus de l’accord, a indiqué à l’AFP l’un de ses responsables sous couvert d’anonymat.
Malgré ce rejet, le gouvernement libanais a annoncé le déploiement à venir de l’armée « dans des zones pilotes » du sud.








