Treize membres des forces de sécurité libanaises ont été tués vendredi dans le sud du pays par des frappes israéliennes, selon un nouveau bilan, sur fond d’intenses pressions diplomatiques exercées sur Israël pour qu’il cesse ses raids meurtriers, qui ont fait plus de 1.900 morts depuis le 2 mars.
La vague massive de frappes israéliennes mercredi a fait 357 morts et 1.223 blessés, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé, ajoutant qu’il était provisoire. Les opérations de recherches dans les décombres se poursuivent, « un important nombre de restes humains » nécessitant des tests ADN.
Au total, 1.953 personnes ont été tuées par les frappes israéliennes, et plus de 6.300 blessées depuis le début de la guerre, a ajouté le ministère de la Santé.
Vendredi, des frappes ont visé la ville de Nabatiyé, en particulier le complexe administratif du centre-ville, faisant 13 morts selon le dernier bilan officiel.
Un photographe de l’AFP a constaté d’importants dégâts dans ce complexe, où un incendie s’est déclaré.
« Cette perte douloureuse ne fait que renforcer notre détermination à obtenir un cessez-le-feu qui protégera le Liban et notre population dans le sud », a réagi le Premier ministre Nawaf Salam dans un communiqué, alors que Washington doit accueillir la semaine prochaine des pourparlers entre les deux pays.
Le président Joseph Aoun a lui appelé la communauté internationale à « assumer ses responsabilités pour mettre fin aux agressions israéliennes répétées ».







