Le marché de la dette des Etats reste sous pression et les places boursières évoluent prudemment lundi, face au blocage persistant du détroit d’Ormuz qui a ravivé la peur de l’inflation parmi les investisseurs.
On assiste à des « craintes croissantes autour d’un retour durable des pressions inflationnistes », résume le responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.
Après avoir flambé vendredi, les taux d’intérêt des dettes des Etats se stabilisent lundi à un haut niveau.
En Europe, le rendement de la dette allemande à échéance dix ans, référence sur le continent, atteignait à la mi-séance 3,18% contre 3,16% vendredi en clôture et 3,04% jeudi soir.
En Asie, la dette japonaise à 30 ans a atteint 4,10%, du jamais-vu depuis son lancement en 1999, et le taux de l’emprunt à dix ans 2,74%, contre 2,61% jeudi dernier.
Pour ce qui est du pétrole, vers 11H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché européen, montait de 0,96% à 110,31 dollars. Le cours du baril de WTI nord-américain prenait 0,87% à 106,34 dollars.
Or, la hausse du pétrole commence à infuser dans le niveau général des prix des principales économies mondiales, où des indicateurs publiés ces dernières semaines montrent une progression de l’inflation, de l’Asie à l’Amérique du Nord, en passant par l’Europe.
Dans ce contexte, « les investisseurs craignent de voir les banques centrales relever les taux », explique le responsable de l’analyse de marché pour IG France.








