Israël a poursuivi mardi ses frappes sur le sud du Liban malgré les promesses d’apaisement de Washington, qui parraine une nouvelle session de pourparlers entre diplomates libanais et israéliens et met en cause Hezbollah, opposé à ces négociations.
Des délégations d’Israël et du Liban, qui n’entretiennent pas de relation diplomatique, ont été reçues dans la journée au département d’Etat. Aucun des participants – Marco Rubio n’y assistait pas – n’a fait de déclarations.
La veille, Donald Trump avait annoncé que Benjamin Netanyahu s’était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que Hezbollah allait « cesser totalement le feu »… avant que le Premier ministre israélien ne réaffirme qu’Israël « frapperait des cibles terroristes à Beyrouth » si le Hezbollah poursuivait ses attaques.
Mardi, son ministre de la Défense est revenu à la charge, affirmant que les Etats-Unis avaient « validé le principe ».
Et l’armée israélienne a frappé dans la journée une vingtaine de localités, tandis que Hezbollah a revendiqué plusieurs attaques contre les militaires israéliens qui occupent une partie du sud.
Ces frappes ont fait mardi cinq morts, dont un enfant, et 48 blessés, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui précise que parmi les blessés figurent « un médecin et cinq employés de l’hôpital public de Tebnine ».
Benjamin Netanyahu a déclaré que son armée « continuerait à opérer comme prévu dans le sud du Liban », où elle progresse comme jamais depuis près de 30 ans, affirmant vouloir y « écraser » Hezbollah pour protéger le nord de son pays de ses attaques.








