L’agence de presse iranienne Tasnim, citant une source proche de la délégation iranienne, a rapporté que celle-ci avait quitté le lieu des pourparlers directs avec les Américains, à Bürgenstock en Suisse, pour protester contre les menaces du président américain Donald Trump. Ce dernier avait déclaré que les négociateurs iraniens « ne pourraient pas rentrer chez eux » si Téhéran fermait le détroit d’Ormuz.
De même, l’agence de presse officielle iranienne a indiqué que la délégation iranienne avait quitté le lieu des négociations, tandis que le site d’information américain Axios, citant une source diplomatique, affirmait que la délégation iranienne était toujours sur place et que les pourparlers, entamés dimanche, se poursuivaient.
CNN, cependant, a cité une source iranienne bien informée déclarant que « les pourparlers sont au point mort suite à la menace de Trump, mais ils ne sont pas encore rompus ». La source a ajouté que « des canaux informels sont actuellement à l’œuvre pour inciter les parties à reprendre les négociations ».
Pour sa part, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, participant aux pourparlers directs, a déclaré : « Les Américains feraient mieux de faire preuve de retenue dans leurs déclarations, car nos forces sont prêtes à leur répondre d’une autre manière.»
Ghalibaf a souligné que les Iraniens ne prêtent aucune attention aux menaces américaines et que, « si elles étaient efficaces, ils ne se trouveraient pas dans l’état de détresse actuel ».








