Dans une analyse consacrée aux grands moteurs de la transformation numérique du continent, le Boston Consulting Group (BCG) met en avant le Maroc parmi les pays engagés dans une stratégie structurée autour de l’intelligence artificielle. Pour le cabinet, l’enjeu ne réside plus seulement dans la numérisation des économies, mais dans la capacité à transformer les technologies émergentes en leviers de croissance, d’emploi et de compétitivité, nous apprend Hespress.
Le Maroc figure parmi les rares pays cités nommément dans l’analyse « Africa’s Digital Momentum: Four Structural Imperatives », publiée par BCG Platinion. Le cabinet y identifie quatre priorités jugées essentielles pour accompagner la transformation numérique du continent : la modernisation des infrastructures, l’industrialisation des technologies émergentes, le développement des talents et le renforcement de la cybersécurité.
Au sein de ce diagnostic continental, le Royaume est présenté comme l’un des exemples illustrant la montée en puissance des stratégies nationales consacrées à l’intelligence artificielle.
BCG relève notamment le lancement, en janvier 2026, de la feuille de route « Maroc IA 2030 », qui ambitionne de faire de l’intelligence artificielle un moteur de création de valeur pour l’économie nationale. Selon les objectifs repris dans l’analyse, cette stratégie vise à générer jusqu’à 10 milliards de dollars de contribution au produit intérieur brut et à soutenir la création de 50.000 emplois à l’horizon 2030.
Pour le cabinet, cette orientation traduit une évolution importante des politiques numériques. L’enjeu n’est plus simplement d’adopter les nouvelles technologies ou de multiplier les projets pilotes, mais de parvenir à les déployer à grande échelle afin qu’elles produisent un impact économique mesurable.








