Le rythme des frappes ne faiblit pas entre les Etats-Unis et l’Iran, plus d’une semaine après la reprise des hostilités autour du stratégique détroit d’Ormuz, et malgré les appels jeudi du médiateur pakistanais à renouer le dialogue.
Une série d’explosions a secoué différents secteurs dans le sud de l’Iran, ont rapporté jeudi soir des médias d’Etat.
La ville portuaire de Bouchehr, où se trouve la seule centrale nucléaire du pays, a été visée, selon le gouverneur de la province du même nom, cité par la télévision d’Etat. Des détonations ont aussi été entendues dans la ville de Bandar Abbas, qui borde le détroit d’Ormuz.
L’armée américaine avait annoncé peu avant une salve de frappes contre l’Iran, pour la sixième nuit d’affilée.
L’Iran avait auparavant ciblé de son côté, au moyen de drones, des pays de la région alliés de Washington, dans un scénario qui se répète à l’identique depuis plusieurs jours.
Et comme au plus fort de la guerre, les avertissements fusent des deux côtés : si les installations pétrolières et gazières du Golfe ont pour l’heure été épargnées, Téhéran a menacé de réduire à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes étaient attaquées.
Le président américain Donald Trump avait affirmé plus tôt cette semaine qu’il frapperait les ponts et les centrales électriques du pays si les Iraniens ne revenaient pas à la table des négociations.
Le locataire de la Maison Blanche est « toujours ouvert à la diplomatie », a assuré jeudi sa porte-parole.








