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Rached Ghannouchi appelle les tunisiens à un « front commun pour combattre le terrorisme »

Après de longs jours de silence et d’ignorance du climat qui prévaut dans le pays, « Ennahdha », parti au pouvoir,vient de condamner avec la dernière énergie les évènements de Jebel Chaambi.

Lors d’un point de presse tenu à la Cité Ettharir, Rached Ghannouchi, président du mouvement a stigmatisé le recours de « jeunes délinquants » à la violence et à l’usage des armes lors de ces évènements en s’en prenant à la sécurité du pays et en menaçant les objectifs de la révolution.

Ces jeunes terroristes n’ont pas une culture islamique et il faut les éradiquer, a dit le leader islamiste excluant ainsi tout dialogue avec eux et précisant que« la Tunisie n’est pas une terre de terrorisme, et nous ne permettrons à quiconque de menacer la sécurité des Tunisiens ». Et d’ajouter : «nous sommes en guerre contre le terrorisme. C’est le temps de l’assainissement et les Tunisiens doivent s’unir et se dresser comme un seul homme pour combattre ce danger imminent, qui n’est pas une nouveauté, puisque la Tunisie avait fait face au terrorisme sous Ben Ali. On cite comme exemple les évènements de Slimane ».

Parlant de Djihad, Ghannouchi a signalé que la Tunisie est un pays musulman et il n’y a pas de place pour le terrorisme. Toutefois, le cheikh n’a pas manqué d’exprimer la solidarité de son mouvement avec les salafistes non violents affirmant qu’Ennahdha n’est pas en guerre contre « ces derniers qui font partie des Tunisiens avec lesquels il faut dialoguer ».

La stabilité du pays est la responsabilité de tous

Le leader islamiste a mis l’accent sur la mobilisation des différentes composantes de la société civile pour pouvoir préserver la stabilité et réaliser la restructuration globale. Chose qui ne pourra se faire qu’à travers l’activation des programmes de développement et l’amélioration du climat social, marqué pour l’instant par les multiplications des sit-in ayant des répercussions sur l’économie tunisienne.

L’ANC est appelée aujourd’hui à faciliter la tâche du gouvernement surtout au niveau des problèmes confrontés. On est loin des objectifs fixés puisqu’on n’a réalisé que 4% des projets prévus, a-t-il remarqué. En effet, la pauvreté demeure la cause principale de la montée du phénomène du salafisme extrémiste.

C’est une démarche stratégique, selon lui, pour s’orienter vers la tenue des prochaines élections, libres et transparentes et reconnues par les Tunisiens et qui couronneront le processus de transition.

Dans ce cadre, Rached Ghannouchi a appelé l’Assemblée nationale constituante à achever au plus vite la rédaction de la Constitution et l’élaboration de la loi électorale.

Légitimité et coalition : mots clés de la réussite de la transition

D’autre part, il a affirmé que la Tunisie, dans le contexte actuel, a besoin de la coalition pour relever ces défis. D’après lui, la légitimité seule est insuffisante pour réussir le processus transitionnel soulignant que le pays devra être dirigé et protégé par la légitimité, mais aussi par la coalition. D’où le rôle primordial de l’initiative du dialogue national dont la deuxième phase sera menée par la centrale ouvrière.

Wiem Thebti

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