Le ministère public a réagi, jeudi aux déclarations menaçantes et agressives des LPR. Une enquête sera ouverte, dans ce cadre, contre les administrateurs de la page Facebook des « hommes de la révolution à El Kram 2 », dont notamment le dénommé Imed Dghij, l’ancien chef de la ligue de protection de la révolution à El Kram, et ce, suite à la diffusion de menaces proférées contre l’un des candidats à l’élection présidentielle.
Imed Dghij avait menacé, dans un post publié sur ladite page, d’« un bain de sang » en cas de victoire du chef du mouvement Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebsi aux présidentielles.
A vrai dire, Les discours extrémistes et stupides ne cessent de se multiplier ces derniers temps notamment à l’approche des élections présidentielles et devant le silence du gouvernement et des parties concernées. Droit dans ses bottes dogmatiques et idéologiques, le Chef des LPR a publié, mercredi, sur sa page Facebook officielle, un statut où il menace la Tunisie d’affrontements violents et d’un bain de sang au cas où le Chef du parti de Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebsi remporterait les élections présidentielles.
En fait, ce n’est pas la première fois déjà que de tels appels sont lancés. On se rappelle, en effet, du discours de Sahbi Atig, tenu à l’avenue Habib Bourguiba, lors de la manifestation de soutien au président égyptien déchu Mohamed Morsi où il a agité, lui aussi, la menace d’un bain de sang.
Dans un autre statut, les hommes de la Révolution du Kram présidés par Imed Dghij ont écrit sur leur page officielle Facebook ( Rijél Thawra BilKram). « On a versé notre sang pour la liberté et afin d’éradiquer les ennemis de la liberté ….ne pensez jamais que nous vous laisserons conserver le gouvernement et la présidence. Nous n’accepterons pas d’être esclaves …La mort vaut mieux que l’humiliation ».
Dans d’autres statuts, les LPR ont appelé à soutenir Mohamed Moncef Marzouki dans les élections présidentielles. Ils ont, en outre, appelé à recourir à des graffitis sur les murs et l’utilisation des endroits publics, pratiques qui ne sont pas tolérées par la loi, mais justifiées par les LPR par la « bonne cause » qu’elles défendent.
Dans d’autres, elles ont accusé l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE) d’avoir falsifié les élections législatives du 26 octobre 2014 au profit de Nidaa Tounes et l’ont mise en garde contre toute tentative de falsifier les prochaines élections présidentielles.
Il est à rappeler, dans ce cadre, que l’Union générale tunisienne du Travail (UGTT) a attiré ce mercredi, l’attention de l’ISIE sur le discours hostile et violent incitant à la haine et à la discorde, notamment celui tenu par Imed Dghij et ses partisans et sympathisants.
L’UGTT a réclamé, à ce propos, l’intervention immédiate de l’instance avant qu’il ne soit trop tard et que la violence verbale ne se transforme en actes sur le terrain.
Lui emboîtant le pas, Nidaa Tounes a considéré que les menaces proférées à l’encontre de candidats à la présidentielle via les réseaux sociaux favorisent le terrorisme s’étonnant ainsi de l’absence d’une position gouvernementale vis-à-vis de cette question.
Dans un communiqué rendu public, jeudi, Nidaa Tounes a appelé le gouvernement à prendre les précautions nécessaires afin de protéger les fonctionnaires de l’appareil de sécurité.
Kh.T








