AccueilChiffreAffaire Belaid : Entre les accusations de l’IVRA et le démenti du...

Affaire Belaid : Entre les accusations de l’IVRA et le démenti du ministère de l’Intérieur, la vérité introuvable!

Les récentes révélations du collectif des avocats de la défense de Chokri Belaïd et l’Initiative pour la recherche de la vérité sur l’assassinat de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi (IRVA), ont touché directement un ministère souverain, celui de l’intérieur. Ce dernier a été accusé d’avoir dissimulé les preuves relatives à l’assassinat de Chokri Belaid.

Des accusations qui ont poussé l’opinion publique à poser moult questions quant une éventuelle relation entre ce ministère et le meurtre du leader du Front Populaire. Au demeurant, l’affaire suscite encore de polémiques et les cadres sécuritaires en question ont fait l’objet de menaces d’assassinat ainsi que leurs familles.

Le devoir de réserve est utile

Les révélations ont provoqué une grande inquiétude au sein du corps sécuritaire qui a choisi de se défendre et de plaider sa cause. Cela a été fait, lors d’une conférence de presse tenue, ce mardi, par le syndicat national des forces de la sureté nationale.

Devant un parterre des journalistes, Riadh Rezgui, chargé de communication de ce syndicat, a vivement dénoncé la campagne de diffamation orchestrée contre des agents de la sécurité rappelant qu’il est utile de respecter le devoir de réserve dans les affaires liées au terrorisme. « Les noms de certains cadres circulent aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Ils sont menacés après les déclarations de l’IVRA, et ce n’est point acceptable », a affirmé le syndicaliste avant d’ajouter que « nous appelons à respecter le devoir de réserve et mettre fin à cette hémorragie. Et s’il y avait des dépassements, ceci devrait toucher tout le monde et non seulement les agents sécuritaires ».

Il a, dans ce cadre, indiqué qu’une plainte sera déposée à l’encontre de tous ceux qui ont participé dans la campagne de diffamation des cadres sécuritaires et tous ceux ayant propagé de fausses accusations à leur encontre et à l’encontre de l’institution sécuritaire.

« Le ministère de l’Intérieur a accompli sa mission avec professionnalisme »

De son côté, Abdelkader Ben Farhat, chef du service de la police judiciaire, a rejeté les différentes accusations portées contre l’institution sécuritaire, précisant que l’IVRA et le comité de la défense de Chokri Belaid ne sont pas au courant de toutes les informations, les correspondances en particulier, qui ont été échangées entre la Tunisie et le laboratoire hollandais, comportant les résultats des analyses balistiques des balles ayant tué le disparu.

Pour l’arme utilisée, sujet qui a fait couler beaucoup d’encre, Abdelkader Ben Farhat a expliqué que le ministère de tutelle avec toutes ses composantes, ne possède pas le type d’arme mentionné dans le rapport hollandais et cité dans la dernière conférence de presse de l’IVRA ( Beretta calibre 9mm, modèle 92 et 93). « D’après le chargé des marchés de l’armement, il n’y a aucune trace de ce type d’armes au ministère de tutelle. On a seulement des Beretta mitrailleuses de calibre 7.65mm », a-t-il révélé.

Il a réfuté, ce faisant, les affirmations de Mokhtar Trifi dans lesquelles il a accusé les services de la direction de la sûreté publique de posséder des armes Beretta 9mm dont un exemplaire a été utilisé, selon lui, dans l’assassinat de Chokri Belaid.

Il a ,par ailleurs ,démenti les informations de l’IRVA et du comité de défense de Chokri Belaid, reprochant au ministère de l’Intérieur la soustraction des rapports d’analyse balistique faite par les Hollandais, et a cité les notes officielles portant sur ces rapports en date du 24 juin et 1er juillet 2013 .

Pour l’autre révélation concernant la voiture utilisée pendant la commission du crime et qui n’avait fait l’objet de recherches que 26 jours après les faits, le chef du service de la police judiciaire a noté qu’« il était impossible de mettre une voiture en recherche dès lors qu’elle n’a pas une immatriculation. D’ailleurs, les unités spéciales, en coordination avec l’Agence Tunisienne des Transports Terrestres, ont fourni un effort louable depuis l’assassinat de Chokri Belaied pour cerner la vérité de la voiture en question »

La promulgation des lois protégeant le corps sécuritaire, condition sine qua none pour lutter contre le terrorisme

Sur un autre plan, les différents intervenants ont affirmé que la lutte contre le terrorisme est un travail de longue haleine et nécessite la promulgation de nouvelles lois protégeant les agents du corps sécuritaire. « Nous sommes prêts à lutter contre ce fléau, mais on attend encore des décisions sérieuses et la promulgation des lois qui nous protègent », ont-ils dit en choeur.

Wiem Thebti

- Publicité-

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

108,654FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
5,135SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -