En 2022, chaque jour, environ 3 600 personnes étaient infectées par le VIH/Sida. La moitié d’entre elles en Afrique subsaharienne. Le continent porte toujours le plus lourd fardeau face à l’épidémie, mais c’est également là que les progrès sont les plus importants.
Depuis 2010, le nombre de nouvelles contaminations a ainsi diminué de près de 60 % en Afrique australe et de près de moitié en Afrique de l’Ouest. De bons résultats certes, mais encore insuffisants pour vaincre l’épidémie d’ici à 2030, estime l’Onusida. Les contaminations sont en effet de plus en plus nombreuses en Europe de l’Est, en Asie centrale ou encore au Maghreb et en Afrique du Nord. Dépistage, accès aux traitements… là aussi, l’amélioration se poursuit, mais pas assez vite pour mettre fin à l’épidémie de VIH/sida d’ici à 2030. L’Onusida alerte sur ce point depuis plusieurs années.
L’agence recommande ainsi de suivre la voie des pays qui ont obtenu les meilleurs résultats. Botswana, Rwanda, l’Eswatini, Tanzanie et Zimbabwe sont cités en exemples. Ils ont déjà atteint les objectifs dits « 95-95-95 » : 95% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique, 95% de ces personnes suivent un traitement antirétroviral vital et 95% des personnes sous traitement ont une charge virale supprimée (et ne transmettent donc plus le virus). Seize autres pays, dont huit en Afrique subsaharienne – la région où vivent 65% des personnes séropositives – sont sur le point d’atteindre cet objectif.








