Le samedi 16 août a marqué la fin, en Afrique du Sud, de la première étape d’un grand « dialogue national », lancé par le président Cyril Ramaphosa. Désormais, s’ouvre une période inédite de plusieurs mois durant laquelle les Sud-Africains seront invités à s’exprimer et échanger à l’échelle locale, pour faire émerger un ensemble de solutions pour le pays.
Des représentants de la plupart des secteurs du pays – comme un échantillon de la société sud-africaine – se sont retrouvés pour faire un état des lieux des préoccupations au sein de la population. C’était la Convention nationale, qui s’est déroulée à l’université de Pretoria, à l’initiative du président Cyril Ramaphosa, afin de « réparer les nombreuses choses cassées dans le pays ». La fin de cet événement marque le début du dialogue national, plusieurs mois où les sud-africains seront invités à échanger et se faire entendre à l’échelle locale, dans les écoles, les centres sociaux, à la maison, dans les lieux de cultes, précise RFI.
L’objectif, c’est d’engager le dialogue avec au moins dix millions de Sud-Africains. Un défi immense selon Yacoob Abba Omar, de l’institut stratégique Mistra : « C’est un projet ambitieux, presque un rêve, dit-il. Parce qu’en général, les dialogues sociaux réunissent les entreprises, les syndicats et le gouvernement. Là, dans le cadre d’un dialogue national, c’est plus difficile, car on veut que toute la société participe. »








