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Alerte météo : Une députée pointe des irrégularités « graves », le ministère du transport réplique

« Le rôle de l’Institut national de la météorologie ( INM) ne comporte pas la prérogative de prendre des décisions en matière de mise en œuvre ou de lancement d’alerte précoce au sens large. »
Bien plus, il n’est pas du ressort de l’Institut de « procéder à l’évaluation des impacts sur le terrain issus des fluctuations météorologiques, ni de décréter des décisions ou des mesures sur le terrain », a indiqué le ministère des Transports dans sa réponse à une question écrite récemment posée par une députée à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) sur le rendement de l’INM lors des récentes intempéries du mois de janvier dernier.
« Les tâches d’application ou de déclenchement de l’alerte précoce s’inscrivent dans un système national intégré qui nécessite l’intervention de plusieurs secteurs et institutions » a encore précisé le ministère dans sa réponse, s’abstenant de citer avec précision ces structures et se contentant en contrepartie d’indiquer qu’il s’agit bien de prérogatives relevant des « structures nationales chargées de lutter contre les catastrophes naturelles ». 
Le ministère a rappelé que la députée Syrine Mrabet (circonscription de Sijoumi-Zouhour, gouvernorat deTunis), a fait état de « graves » irrégularités dans l’activité de l’INM. 
Le ministère a ajouté que le rôle principal de l’INM se limite, conformément à ses missions, à l’observation des éléments météorologiques, à l’élaboration de prévisions et à la publication d’alertes qui ont été adressées à toutes les structures concernées par la gestion des catastrophes.
Cela a conduit à la tenue des réunions des commissions régionales dans les gouvernorats concernés, notamment, ceux du Nord-est et du littoral. 
Dans sa réponse publiée récemment par l’ARP, le département a indiqué que l’Institut a pris l’initiative, depuis le 17 janvier dernier, de diffuser des prévisions météorologiques à travers la publication d’une série de bulletins, ainsi que par les médias audiovisuels. 
D’autre part, le ministère a précisé que le passage d’un niveau d’alerte à un deuxième niveau est soumis à un ensemble de critères et d’indicateurs scientifiques précis propres à chaque gouvernorat et à chaque phénomène météorologique, et que la détermination de ces niveaux se fait en coordination préalable avec les structures officielles concernées.
Les régions du Nord et de l’Est ont été en proie à une « situation météorologique exceptionnelle » les 19 et 20 janvier derniers, où les précipitations ont dépassé leurs niveaux habituels, causant de dégâts importants aux biens privés et publics et entraînant la suspension des cours pendant plusieurs jours dans certaines régions du pays. 
Selon les bulletins publiés par l’INM, le 20 janvier dernier, les précipitations ont dépassé 100 mm en 24 heures dans de nombreuses régions, avec un maximum de 242 mm à Sayada (Monastir), 230 mm à Monastir ville, 212 mm à Zaghouan, 206 mm à Sidi Bou Said (gouvernorat de Tunis) et 203 mm à Oued El Hamma (gouvernorat de Ben Arous).

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