Le secteur automobile du pays fait face à une nouvelle tension. La relance opérée tous azimuts de l’activité dans ce secteur, après une privation qui a duré cinq ans, n’a pas encore permis au marché d’atteindre le taux de maturation escompté.
Après les retards cumulés dans l’importation du quota de véhicules neufs de l’exercice 2024, les restrictions imposées sur l’importation de la pièce de rechange et les huiles moteur pour lesquelles la demande se fait ostensiblement sentir, une nouvelle pénurie sur les pneus vient de s’installer. Cette nouvelle crise exacerbe davantage le marché, qui enregistre déjà une dynamique en perte de puissance, caractérisée par l’envolée des prix, la déstructuration de la distribution, la dégradation de l’offre et la prédominance des marchés parallèles.
Force est de constater que cette pénurie est la résultante des restrictions imposées à l’importation par le gouvernement en vue d’encourager la production nationale, et lutter contre la surfacturation des importations, selon les experts du secteur.
Une situation qui déstabilise le marché, crée des pénuries et favorise la hausse des prix et la spéculation. Toute la complexité de ce marché tient ses racines par ailleurs d’un mal qui le ronge depuis longtemps.
L’Union nationale des transporteurs (UNAT) sort de son silence et tire la sonnette d’alarme sur la pénurie des pneus pour bus sur le marché national.








