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Assurances: Soutenir l’investissement pour redynamiser l’économie

Après une année 2020 mouvementée, et en dépit des effets de la crise sanitaire, la solvabilité des assureurs sur le marché mondial s’est révélée solide, renouant avec la croissance sur l’ensemble de leurs activités.

Dans un contexte de reprise économique générale avec un PIB mondial qui rebondit de 6,1 % après une récession de 3,1 % en 2020, et la fin de la baisse des taux d’intérêts, les assureurs ont fait preuve de résilience en 2021, et l’activité du secteur retrouve les tendances d’avant la crise sanitaire.

A cet effet, le comité Général des Assurances a publié son rapport annuel pour l’année 2021, selon lequel la part de la Tunisie dans le chiffre d’affaires du marché mondial de l’assurance reste relativement faible par rapport à de nombreux pays d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique, puisqu’il n’a pas dépassé 0,014%, alors qu’il s’élève à 0,08 % pour le Maroc, 0,04 % en Égypte, 0,18 % aux Émirats arabes unis, 0,15 % en Turquie et 0,16 % en Arabie saoudite.

Le Tunisien assure sa voiture avant sa vie

Dans le domaine de l’assurance automobile, le rythme de croissance du nombre de transactions a enregistré un retour à la hausse de 7,8%, contre une baisse aux limites de 5,5% en 2020.

La branche automobile occupe la première place avec une part équivalente à 42,4 % du total des primes émises, contre 43,4 % en 2020 (et 43,8 % en 2019).

Par ailleurs, la catégorie assurance-vie et collecte de fonds arrive en deuxième position avec une part de 25,5%, suivie de la branche assurance maladie collective avec une part d’environ 14,8%, puis la branche assurance incendie et risques divers avec une part équivalente à 12,6%, et la branche d’assurance transport dont la part n’excède pas 3,1%.

Prévisions pour l’année 2022 :

L’économie mondiale subit des changements de paradigme, qui auront de profondes répercussions politiques à long terme. La croissance économique mondiale devrait ralentir et les taux d’inflation sont à des sommets de plusieurs décennies.

D’autre part, le ralentissement économique et la forte inflation pèseront certainement sur le marché d’assurance.

En outre, le ralentissement de la croissance entraîne généralement une baisse de la demande des produits d’assurance. Selon le rapport, le principal effet de l’inflation se manifestera dans la hausse des coûts de sinistres, plus dans les produits non vie que dans les produits vie dans lesquelles les avantages de la police sont définis au départ. Pour contrer l’impact négatif de la hausse des coûts des sinistres sur les bénéfices, les assureurs doivent comprendre les moteurs de l’inflation, et prendre des mesures de gestion du bilan et des réserves en conséquence.

La forte croissance nominale des primes totales en 2022 est estimée à 6,1%, ce qui se traduit en termes réels par une croissance quasi stable (+0,4 %).

Dans le secteur non vie, il est attendu à ce que l’inflation des valeurs d’exposition et le durcissement des taux stimulent la croissance des primes, notamment en Amérique du Nord et en Europe. En termes réels et à l’échelle mondiale, toutefois, les primes augmenteront de 0,8 % en 2022.

Pour l’année 2023, il est prévu que les primes mondiales d’assurance non vie augmenteront de 2,2 %, principalement en raison du durcissement continu des taux, notamment dans les secteurs d’activité des assurances commerciales.

Indicateurs économiques et risques

Les principaux indicateurs de l’économie nationale ont affiché en 2021, un taux de croissance,(en termes réels, (+3,1 %) contre(-8,7 %) en 2020, tiré par la majorité des secteurs d’activité qui ont enregistré un rebond technique suite à l’effet de base favorable, à l’exception du secteur agricole,, affecté par le manque de précipitations et le caractère cyclique de la production oléicole, et du secteur des services, lourdement influencé par la dégradation de la situation sanitaire en rapport avec le retard dans les campagnes de vaccination et le renforcement des mesures d’endiguement durant l’été.

Aussi, le taux d’inflation  a connu depuis le mois d’avril une tendance haussière quasi-continue pour clôturer l’année avec un taux de 6,6 % (en glissement annuel) contre 4,9 % en 2020. Cette dynamique résulte notamment de la succession de chocs d’offre, tant sur le plan international que national.

En troisième lieu, le taux de chômage ayant baissé de 17,4 % l’année précédente à 16,2 % en 2021. En revanche, et en dépit de sa légère amélioration, le marché du travail demeure affecté par la conjonction d’un ensemble de facteurs bloquants pour une reprise soutenue de l’emploi.

En outre, pour l’année 2022, les dernières projections de croissance s’établissent à 2,6 % selon la Banque Centrale de Tunisie, reflétant la poursuite de l’amélioration de l’activité des industries manufacturières exportatrices, celle des industries extractives et des services marchands, notamment, le tourisme.

De ce point de vue, les estimations reposent sur un renforcement inévitable des efforts pour redynamiser l’économie et sortir de la crise économique et sociale, notamment en rétablissant la confiance et en soutenant l’investissement tout en préservant le pouvoir d’achat et en protégeant les groupes vulnérables. Selon le rapport, les risques pour les équilibres externes restent élevés et l’accès au financement de plus en plus difficile et couteux. L’attractivité du pays continue de décliner et les entrées de capitaux ont considérablement diminué en raison de la baisse des prêts étrangers et des investissements directs étrangers. La crise russo-ukrainienne devrait encore accroitre ces difficultés.

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