Tout le monde croyait que la voie était balisée pour une sortie de crise, après la levée définitive par le Bénin de l’embargo sur le pétrole nigérien. C’est plutôt à une nouvelle escalade qu’on assiste après l’arrestation de cinq citoyens nigériens.
Les militaires au pouvoir à Niamey n’ayant pas obtenu, comme ils l’ont exigé, la libération de ces derniers, ils ont procédé à la fermeture de la station de Koulélé (dans l’extrême est du Niger), à partir de laquelle le brut est transporté vers la station terminale de Sèmè-Kpodji.
Samedi, sur les antennes de l »Office de radiodiffusion télévision du Niger, la junte militaire a dénoncé les attitudes du Bénin et a interpellé ses partenaires chinois. Abdramane Amadou, porte-parole du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) a ainsi déclaré :
« Il revient à la République populaire de Chine, partenaire stratégique dans l’exploitation du pétrole nigérien, de prendre ses responsabilités en s’engageant clairement dans le respect de toutes les clauses contractuelles ».
Aucune réaction pour l’heure, du côté des responsables de la société Wapco (West African Gas Pipeline Company Limited).
Benin-Niger : Bras de fer autour de Wapco
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