Une délégation du Groupe anti-blanchiment de capitaux de l’Afrique australe et orientale boucle sa mission à Madagascar. Une dernière évaluation sur terrain avant le verdict du Groupe d’action financière ou GAFI.
Cette mission revêt un enjeu économique majeur pour le pays. Il s’agit de la dernière évaluation sur terrain avant la réunion du GAFI, en octobre. Sauf changement, le GAFI rendra sa décision concernant Madagascar lors de cette session d’octobre. Depuis l’année 2017, le basculement dans la liste grise de GAFI est une épée de Damoclès qui plane sur la Grande île. La raison est sa performance, jugée poussive, dans la conformité aux normes internationales de lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. « Ce statut a des conséquences socio-économiques et politiques terribles. En sortir a des coûts financiers considérables », préviennent les documents y afférents. La raison d’être du GAFI est d’accompagner les Etats à se conformer aux normes anti-blanchiment de capitaux et financement du terrorisme, « afin de protéger le système financier mondial contre les méfaits des criminels et de l’argent sale ».








