Un vent de fébrilité a soufflé sur les marchés lundi après de nouvelles attaques dans le Golfe, provoquant une hausse des cours du pétrole, des taux obligataires plus fermes et un recul des indices boursiers.
Les actualités en provenance du Moyen-Orient « provoquent nervosité et volatilité », estime Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets, notant un « flux d’informations (qui) demeure opaque ».
Les tensions ont été sensiblement ressenties sur le marché pétrolier : le baril de Brent, référence internationale, a bondi de 5,80% à 114,44 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, a pris 4,36% à 106,42 dollars.
« La fermeture prolongée du détroit (d’Ormuz) a laissé le marché mondial confronté à un déficit de 10 millions de barils par jour », rappellent les analystes d’Eurasia Group.
Selon eux, le recours aux réserves mondiales de pétrole a notamment permis d’atténuer l’impact des ruptures d’approvisionnement, mais ces stocks fondent à vue d’oeil.
Sur les marchés d’actions, les investisseurs ont « le dos au mur et doivent évaluer s’ils doivent accorder davantage de poids aux données des entreprises ou aux données macroéconomiques pour leurs décisions d’investissements », note-t-on.
En Europe, la Bourse de Paris a terminé en nette baisse de 1,71%, Francfort a reculé de 1,24% et Milan a cédé 1,59%. La place de Londres était fermée en raison d’un jour férié au Royaume-Uni.
A Wall Street, le Dow Jones a perdu 1,13%, l’indice Nasdaq a reculé de 0,19% et l’indice élargi S&P 500 a cédé 0,41%.








