AM*
La ratification des nouvelles dispositions relatives à l’accord d’association entre la Tunisie et l’Union européenne, en particulier celles liées aux règles d’origine, devait se faire depuis plusieurs mois .
Mais malgré l’importance capitale de cet accord, les enjeux économiques immédiats, les risques concrets pour la compétitivité des exportations tunisiennes , ainsi que les pertes certaines face à des pays concurrents l’ayant déjà adopté, le processus de ratification n’a pu être engagé (en catastrophe) par notre gouvernement qu’au cours de la toute dernière semaine du mois de Décembre 2025.
Et ceci suite à la très grande inquiétude et à la mobilisation des opérateurs économiques, notamment ceux de l’industrie textile et des composants automobiles.
Pour dire les choses simplement: Sans ratification aujourd’hui 31 Décembre 2025 par le parlement tunisien, une grande partie de nos exportations industrielles seront soumises dès le 1er Janvier 2026 à des droits de douane de 12%, et ne seront plus compétitives!
Même les commandes en cours qui seront livrées début 2026 n’y échapperont pas.
Et les surtaxes , imprévues, seront donc supportées par les industriels tunisiens.
L’enjeu est clair: des milliards d’euros d’exportations et des dizaines de milliers d’emplois!
On peut comprendre l’ignorance et l’inconscience de certaines Associations et de certains élus, qui dénoncent cet accord et appellent , de manière irresponsable, à ce qu’il ne soit pas ratifié par l’Assemblée aujourd’hui!
Mais on ne peut comprendre la légèreté de certains médias , comme Business News , emportés plus par la surenchère que par l’objectivité et le pragmatisme.
*Nafaa Ennaifar









