La Direction générale de la Garde nationale a procédé mardi au transfert d’environ 170 migrants subsahariens en situation irrégulière vers le camp du kilomètre 21 situé dans la localité d’el Amra (Gouvernorat de Sfax) dans le cadre du programme du retour volontaire vers leur pays d’origine.
Dans une déclaration aux médias, le porte-parole de la Direction générale de la Garde nationale, le colonel-major Houssemeddine Jebabli, a précisé que cette opération a été effectuée en coordination avec le ministère de l’Intérieur, le Croissant-Rouge tunisien et les autorités régionales et locales du gouvernorat de Sfax.
Il a, en outre, indiqué que les autorités concernées ont regroupé quelque 250 migrants au niveau carrefour de la Perle du Lac, dans les berges du Lac à Tunis, et dans les gouvernorats de Sousse et de Nabeul, en vue de leur acheminement vers le camp du kilomètre 21, devenu un point d’accueil central pour les migrants souhaitant bénéficier du programme de retour volontaire vers leur pays d’origine.
Jebabli a souligné que ce camp du kilomètre 21 s’inscrit dans le cadre d’une approche humanitaire et juridique visant à assurer la prise en charge des migrants en situation irrégulière, conformément à la politique adoptée par l’État tunisien sous la supervision directe du président de la République.
Il a précisé que le nombre de bénéficiaires des programmes de retour volontaire a atteint 4 620 personnes depuis l’année dernière. Il a ajouté que le camp du kilomètre 21 accueille actuellement environ 420 migrants, en attendant la finalisation des procédures nécessaires à leur rapatriement vers leur pays d’origine.
Dans ce contexte, des campagnes de sensibilisation sont menées pour expliquer aux migrants les modalités du retour volontaire et de les encourager à adhérer à ce programme.
Le porte-parole de la Garde nationale a réitéré que « la souveraineté tunisienne constitue une ligne rouge », soulignant que « la stratégie adoptée il y a trois ans repose principalement sur le renforcement du contrôle des frontières maritimes ». Cette approche, a-t-il expliqué, a permis de réduire les flux de migrants en situation irrégulière arrivant par les frontières libyenne et algérienne.
Il a estimé que l’expérience tunisienne en matière de gestion des migrations irrégulières avait donné des résultats positifs, grâce à une approche conciliant le respect des droits humains, la préservation de la sécurité publique et la protection des intérêts des citoyens.
A noter que le programme de retour volontaire constitue l’un des mécanismes reconnus au niveau international pour traiter la situation des migrants irréguliers souhaitant regagner leur pays d’origine. Ce programme repose sur le principe du consentement du migrant et prévoit un accompagnement administratif et logistique destiné à garantir un retour dans des conditions respectant sa dignité et sa sécurité.








