Le rôle du vétérinaire dans l’approche « One Health » (une seule santé) a été au centre des travaux du Conseil national des médecins vétérinaires, qui ont démarré samedi, à Hammamet, avec la participation d’un nombre important de médecins vétérinaires et de représentants des structures sanitaires et environnementales.
A l’ouverture, le ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh a noté que l’approche « une seule santé », se distingue comme une option stratégique et un besoin urgent de renforcer la coordination et l’intégration entre les différents secteurs, étant donné l’étroite liaison entre la santé humaine, la santé animale, la santé végétale et la sécurité environnementale.
Il a souligné que l’adoption de l’approche « une seule santé » va de pair avec les orientations nationales visant à soutenir la prévention et la mise à jour des systèmes de surveillance de la santé, dans lesquels le vétérinaire joue un rôle central grâce à sa contribution à la prévention des maladies courantes, à assurer la sécurité sanitaire des produits alimentaires d’origine animale, à soutenir la production animale et participer à la protection de la santé publique. Il représente également un acteur clé dans la réalisation d’un équilibre entre les exigences du développement économique et la préservation des ressources naturelles.
Le ministre de l’Agriculture a ajouté que la pandémie du Covid-2019 a montré que les maladies infectieuses et les épidémies ne connaissent pas de frontières et que la santé humaine ne peut être isolée de la santé animale et végétale et de la sécurité environnementale, confirmant que la lutte contre ces risques sanitaires de plus en plus complexes nécessite une réponse unifiée et intégrée et l’instauration de partenariats multisectoriels durables pour prévenir, se préparer et répondre aux maladies zoonotiques, en faisant de l’approche de la santé une nécessité urgente imposée par les défis sanitaires et environnementaux dans la région arabe et dans le monde.
Il a noté que ce congrès constitue, à travers ses conférences scientifiques et ses ateliers spécialisés, une occasion d’échanger des expertises et des expériences, de mettre en lumière les problèmes actuels les plus importants, en particulier les maladies transmissibles, de lutter contre l’utilisation irrationnelle des antibiotiques, d’améliorer la sécurité alimentaire, de développer la formation vétérinaire, d’explorer les perspectives de développement des agences sanitaires et de soutenir leur rôle dans l’intégration de l’approche « Une seule santé ».
Pour sa part, le doyen des vétérinaires, Ahmed Rajeb a mis l’accent sur la volonté de faire progresser la coordination et la coopération entre les différents ministères et structures concernés afin d’établir une approche sanitaire qui englobe la santé humaine, la santé animale, la santé végétale et la sécurité environnementale.
Il a relevé que le congrès a enregistré la participation d’un nombre important de vétérinaires d’experts et de spécialistes venant de la Tunisie, de l’Algérie, du Maroc de la Libye, de la Jordanie, de la France et des États-Unis d’Amérique, ce qui traduit l’intérêt porté à l’approche « Une seule santé », qui repose sur un travail participatif local, régional, national, interégional et mondial dans le but de préserver la santé humaine, étroitement lié à la sécurité sanitaire des aliments, à la sécurité des animaux, la sécurité des plantes et la sécurité de l’environnement, qui constituent l’épine dorsale de la prospérité économique et du développement durable.
De nombreux thèmes ont été abordés à cette occasion dont notamment « la résistance aux maladies », « les dangers des utilisations aléatoires de pesticides », « la formation en médecine vétérinaire » et « la procuration de soins de santé ».
Colloque sur le rôle du vétérinaire dans l’approche « One Health »
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