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mardi 19 janvier 2021
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Coronavirus : En attendant le pic, puis le vaccin !

C’est devenu un lot de tous les jours que de tenir cette funeste comptabilité des contaminés et des décédés des suites du coronavirus. Les premiers cités se comptent par centaines et les seconds par dizaines. Depuis des semaines, le bilan n’a de cesse de s’alourdir. Le nombre des décès a atteint les 3260, à la date du 29 novembre 2020, alors que celui des nouvelles contaminations approche à grands pas des 100 mille, se situant plus exactement à 96769 cas confirmés depuis le mois de février 2019. Mais dans le même temps, 1127 nouvelles guérisons ont été recensées portant le nombre total de personnes rétablies de la COVID-19 à 70851. A la même date, 1450 patients atteints étaient hospitalisés dont 295 en soins intensifs et ­122 placés sous respirateurs artificiels et ce, dans les secteurs public et privé.

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On ne sait pas ce que nous réservent les jours qui viennent et encore moins l’avenir proche même si le vaccin anti-covid-19 ne devrait pas trop tarder pour être disponible en Tunisie au cours des premiers mois de 2021. En tous cas, le ministre de la Santé, Faouzi Mehdi, a assuré que les autorités ont  adressé des demandes pour l’acquisition de 5 millions de doses dudit vaccin, exprimant l’espoir que le pays sera en mesure de couvrir ses besoins en  ce vaccin.

En attendant, il va falloir faire avec le pic de la pandémie du coronavirus attendu autour de la  mi-décembre, ce qui dicte de continuer de respecter les mesures préventives afin de contenir le fléau, au moins pour une partie des Tunisiens que l’on juge prioritaires parce plus exposés que d’autres à la pandémie. Le directeur de l’Institut Pasteur de Tunis, Hechmi Louzir, a tenu à préciser  que le ministère de la Santé s’emploie à ce que la vaccination contre le Covid-19 couvre 20 pour cent des Tunisiens afin de réduire le nombre de contaminations et de décès dus à cette maladie, soulignant que la priorité sera donnée aux personnes atteintes de maladies chroniques, celles âgées de plus de  65 ans et au personnel du secteur de la santé et des secteurs vitaux tels que la Douane et l’Armée. Louzir avait indiqué que la stratégie développée par le ministère de la Santé vise à atteindre un taux de vaccination de 50% de la population, estimant que les premiers lots de vaccin seront disponibles en Tunisie au cours du deuxième trimestre de 2021.

Le dilemme tunisien

Ce qu’il importe de reconnaître, c’est que la Tunisie- pouvoirs publics, population et système de santé- a été prise au dépourvu par la pandémie, en amont, en aval et en chemin. Elle a établi une hiérarchie de priorités qui s’est avérée ne pas être la bonne avec un déconfinement précoce voire précipité jumelé à une réouverture des frontières , toutes choses réunies, dont on espérait une reprise de l’activité économique. C’est, du reste, la situation inédite dans laquelle se sont trouvés maints pays à travers le monde, sommés d’arbitrer entre l’économique et le sanitaire, ce qui les pousse et les poussera encore à prendre des décisions souvent difficiles et en même temps impopulaires. De surcroît, en l’absence d’une justification claire et d’une communication intelligente, ces mesures risquent de ne pas être respectées, soit par désinvolture de la part des citoyens, soit par manque de contrôle de la part de ceux qui ont mission de l’exercer.

L’ITES (Institut tunisien des études stratégiques) fait sienne cette explication, tout en insistant qu’il ne  faut pas oublier qu’une partie de la solution est entre les mains des citoyens eux-mêmes qui sont censés respecter toutes les règles sanitaires et qui sont les victimes de la crise économique et sanitaire. Les règles n’ont pas vraiment été respectées depuis juin 2020. Ce relâchement, ainsi qu’une ouverture des frontières jugée par certains hasardeuse a potentiellement conduit à une recrudescence du nombre de cas  alors que la Tunisie s’en sortait plutôt bien au niveau sanitaire (77) servant même d’exemple selon certains spécialistes.

Incertitudes !

Mais alors que l’on entame la dernière ligne droite de l’année 2020, l’ITES  estime que le  4ème trimestre présente un degré d’incertitude plus élevé que celui du 3ème trimestre. En effet, la crise sanitaire commence à prendre de l’ampleur à partir du mois de septembre 2020 avec l’accroissement des cas contaminés, hospitalisés, en réanimation et décédés. Toutes les craintes que suscitent le 4ème trimestre 2020 résident dans l’incertitude concernant l’éventuelle forte propagation du virus et ses possibles retombées sanitaires et socio-économiques.

De plus, les projections financières montrent que le déficit financier  serait en fin de compte  plus élevé au 4ème trimestre quel que soit le scénario. Ceci s’explique par la combinaison, au niveau de ce trimestre, de l’effet accroissement soutenu des dépenses d’une part et aggravation de la mortalité d’autre part selon l’hypothèse retenue. On rappelle que selon l’hypothèse d’une forte mortalité, ce sont les dépenses du 4ème trimestre qui sont affectées.

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