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mardi 7 juillet 2020
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COVID-19 : Détenus, ces grands oubliés de la crise sanitaire …

Il y a ‘’huit millions façons de mourir’’,  de faim, en mer ou sous les bombes à ciel ouvert ou alors paisiblement dans son sommeil…

Mais depuis quelques mois, le monde vit des jours douloureux avec l’apparition de la pandémie du siècle, Covid-19.

Sévère et meurtrier, le Coronavirus a tué plus de 50 000 personnes dans 179 pays du monde.

Entre confinement, auto-isolement et d’autres mesures de prévention, certains n’ont pas les moyens pour se protéger, faute d’argent. Ces personnes vulnérables sont soutenues soit par leurs voisins solidaires en ces moments difficiles et exceptionnels, ou entre autres par l’Etat, à travers les pensions d’aide…

Après avoir tendu la main aux pauvres, il est temps de penser aux détenus, enfermés et condamnés à passer leur ‘’confinement’’ dans une cellule, parfois dans des conditions des plus inhumaines et déplorables. Encombrés, où la distanciation sociale n’est qu’un mythe… alors que l’on sait que la contagion se propage à grande vitesse, quand on ne respecte pas les moindres exigences de ces mesures.

De la bonne nourriture et de l’hygiène pour vaincre cette maladie… dans la population carcérale… Auraient-ils, enfin, droit à ce ‘’luxe’’ ? Snquiétude est là, car personne ne peut être épargné ou être à l’abri des griffes de ce monstre invisible. Enfermé dans une pièce où manquent l’intimité et le confort… un détenu angoissé qui pense tout le temps à ce virus…

Penser à ces détenus âgés, ou ceux qui souffrent de maladies chroniques ou respiratoires. Se  poser la question de savoir  si on nettoie à l’eau de  javel ou on désinfecte systématiquement l’endroit…ne tue pas.

Il est temps de réagir… l’INPT en premières lignes

Les milieux pénitentiaires doivent aussi être désinfectés à l’instar des mosquées, établissements scolaires et universitaires, sociétés régionales du transport afin d’éviter la propagation du virus et protéger les citoyens.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, le président de l’Instance nationale pour la prévention de la torture, Fethi Jarray, a assuré que l’Instance a annoncé un arsenal de mesures de prévention nécessaires, tout en appelant le gouvernement et les autorités concernées à réduire le nombre de personnes en détention, afin d’éviter la propagation du virus auprès des personnes derrière les barreaux.

‘’Dans le cas où cette pandémie franchirait les murs des prisons, une catastrophe humanitaire majeure pourrait se produire, a-t-il averti.

Au sujet de la grâce présidentielle et la libération de 1420 détenus, Fethi Jarray a souligné que le nombre des personnes graciées est insuffisant, ajoutant dans le même contexte que l’INPT continuera à apporter son soutien aux personnes privées de liberté.

Dans ce cadre, l’Instance nationale pour la prévention de la torture a publié le 30 mars 2020, une déclaration de principes relative au traitement des personnes privées de liberté pour faire face à la pandémie du Coronavirus (COVID-19).

Les personnes détenues ont droit à la vie

Le 16 mars 2020, la Ligue tunisienne des droits de l’homme a appelé à libérer provisoirement tous les détenus de la prison de Bulla Regia vu la situation alarmante dans cette structure pénitentiaire.

Les personnes en garde à vue, ‘’ne représentant pas de danger pour la société’’, a tiré la sonnette d’alarme le député de Tahya Tounes, et ancien ministre du Transport, Hichem Ben Ahmed

L’OCTT réclame le droit des détenus  à accéder aux soins

A l’ère de cette crise sanitaire à laquelle fait face la Tunisie avec ses moyens du bord, l’Organisation contre la torture en Tunisie (OCTT) a appelé les autorités de tutelle à s’assurer des conditions d’hébergement des personnes privées de leur liberté.

Des personnes dans les centres de détention et les postes de police, des personnes placées en garde à vue ainsi que des pensionnaires des centres de rééducation, des centres sociaux spécialisés et des centres des migrants doivent tous bénéficier d’une protection digne.

C’est ce qui ressort dans un communiqué publié, mardi 31 mars 2020, où l’OCTT recommande un traitement équitable entre tous les Tunisiens en termes d’accès aux services de santé et de prévention, et de se conformer aux conseils des experts dans ce domaine.

En effet, les détenus doivent accéder aux divers services et bénéficier d’un traitement digne, loin de toute forme de stigmatisation.

Les autorités concernées sont appelés à fournir aux personnes en détention toutes les garanties juridiques pour les protéger contre la maltraitance, insistant sur leur droit d’être assistés d’un avocat et d’accéder aux soins et de recevoir la visite de leurs proches.

Plusieurs mesures drastiques ont été prises, à savoir le bouclage des frontières et la suspension de tous les rassemblements et les évènements de différente nature.

Reste un seul endroit oublié, la prison… Un milieu extrêmement , voire un terrain favorable à la propagation de ce virus.

Une lumière au bout du tunnel

Le président de la République, Kais Saied a répondu à ces cris de détresse et a pris la décision, mardi 31 mars 2020, d’accorder la grâce présidentielle à 1420 détenus qui seront ainsi libérés…

Kais Saied avait également appelé la ministre de la Justice à élaborer une nouvelles liste pour libérer d’autres détenus en vue atténuer la pression sur les prisons notamment dans cette situation sanitaire.

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